Commerce extérieur: les produits alimentaires à promouvoir

Publié le par Alain GYRE

Commerce extérieur : Les produits alimentaires à promouvoir

Madagascar pourrait devenir un des gros exportateurs de cette denrée sur les marchés régionaux

Les besoins des marchés régionaux constituent une opportunité pour Madagascar afin de booster les exportations. La transformation serait un atout.

Faible contribution. Une étude menée par le Centre de recherches, d'études et d'appui à l'analyse économique à Madagascar (Cream) a démontré que le pays pourrait devenir un gros exportateur de produits alimentaires au niveau des marchés régionaux, notamment la SADC et le Comesa.
Selon les données communiquées lors de la présentation des résultats de cette étude, vendredi, à Soavim­bahoaka, le Comesa, composé de 19 pays, importe chaque année 7 millions de tonnes de blé dur, 5 millions de tonnes de maïs, des quantités importantes d'huile alimentaire, des produits laitiers et dérivés, des viandes bovines, des volailles et des thons. La SADC, pour sa part, a besoin de 2,7 millions de tonnes de blé tendre, plus d'un million de tonnes de riz outre les produits laitiers et d'élevage.

Nouvelles filières

L'amélioration des potentiels agricoles du pays, entre autres, les superficies agricoles, est une des mesures à prendre pour conquérir ces marchés. Dans le long terme, il s'agit de procéder à la transformation pour augmenter les valeurs ajoutées.
Les opérateurs économiques sont mobilisés sur cette diversification de produits.
« Par rapport à l'intégration régionale, il est à constater que les opérateurs malgaches ne réagissent pas vraiment aux réalités et aux opportunités qui se présentent. Il n'y a presque plus de protection, donc, c'est à chacun de voir quelles sont les filières qui doivent être développées, qui sont rentables », soutient Saminirina Andriam­belosoa, statisticien économiste spécialisé en intégration régionale. « Entre pays en voie de développement, les échanges commerciaux s'avèrent compliqués car les produits exportés sont les mêmes, c'est aussi le cas pour les importations. Les exportateurs doivent trouver des créneaux pour développer leurs activités », poursuit-il.
La possibilité d'expansion de l'exportation de Madagascar sur les marchés régionaux est considérable. Le volume des échanges vers ces pays pourrait être multiplié par quatre ou cinq fois plus. Selon le Cream, le pays n'exploite actuellement que 20 % de sa potentialité. La part moyenne de nos exportations vers ces deux blocs économiques, le Comesa et la SADC, est respectivement de 4 % et 3 %.

Lantoniaina Razafindramiadana

Lundi 06 août 2012

L’Express

Publié dans Revue de presse

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