Commercialisation des litchis: Les marchés de gros sont saturés

Publié le par Alain GYRE

Commercialisation des litchis: Les marchés de gros sont saturés       

Lundi, 09 Décembre 2013

La commercialisation des litchis acheminés par avion reste très difficile durant la semaine allant du 25 au 29 novembre 2013.

 

Plus, selon les données du Ctht avec la collaboration de Pierre Gerbaud, Consultant filières horticoles( pierregerbaud@hotmail.com Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ), il apparaît que la faible demande générale enraye la fluidité des ventes et favorise la formation de stocks.

 

Situation particulièrement délicate pour les fruits non traités mis en marché qui nécessitent une vente rapide.

 

La distorsion des coûts d’approche des différentes origines fournissant le marché, entraine une forte concurrence et alimente une pression commerciale grandissante. Dans ce contexte, les prix s’orientent de nouveau à la baisse. La semaine prochaine constituera la charnière entre les campagnes « avion » et « bateau ».

 

Et les mêmes informations de détailler que le chargement du second navire conventionnel de Madagascar a débuté dans la soirée du 23 novembre. Il s’est poursuivi jusqu’au 26 novembre.

 

Le chargement s’est effectué rapidement en dépit d’une interruption momentanée des opérations due à des précipitations. Contrairement à l’année dernière, où les conteneurs de litchis Sud africains n’avaient été réceptionnés qu’en janvier, les premiers lots de cette origine sont annoncés pour la fin de la semaine 49. Même si les quantités prévues restent limitées en première quinzaine de décembre, cette nouvelle configuration est de nature à perturber la mise en marché des fruits de Madagascar en apportant une concurrence inexistante lors de la campagne 2012/2013.

 

Dans ce contexte, la même source indique que le marché français est  sur approvisionné au regard de la demande qui reste timide, malgré une mise en place progressive des distributeurs. Le produit reste cher au stade de détails (9.50€/kg pour des litchis de Madagascar en supermarché de la région parisienne) et détourne une grande part de la clientèle.

 

Les marchés de gros sont saturés par l’offre conjointe de l’Afrique du Sud, de l’Ile Maurice et de la Réunion. Sur les marchés d’exportation, on observe une forte concurrence avec les fruits Sud africains qui sont fréquemment proposés à des prix équivalents pour des fruits mieux calibré. Les ventes s’avèrent particulièrement difficiles sur les marchés du Nord de l’Europe. Elles sont partiellement compensées par une demande un peu plus soutenue de la part des marchés du Sud de l’Europe. Le coût de revient plus bas des fruits d’Afrique du Sud et de l’IIe Maurice permet des ventes plus agressives pour les produits de ces origines. Les fruits d’Afrique du Sud se négocient sur la base de 4.80-

 

5.00€/kg pour le calibre XL et de 5.00 à 5.25€/kg pour le calibre XXL. L’essentiel des exportations de l’Ile Maurice ont été composées cette semaine de fruits soufrés, compte tenu de la plus forte concurrence des fruits de la Réunion (non traités). Très forte progression des arrivages de la Réunion cette semaine, s’accompagnant d’une chute des cours. Les fruits égrenés s’écoulent sur la base de 4.50-5.00€/kg, les fruits branchés entre 5.00 et 6.00€/kg et les fruits présentés en bouquet entre 6.00 et 6.50€/kg. On note l’amélioration de la qualité des fruits de cette provenance en termes de coloration et saveur.

 

La semaine prochaine marquera le passage de la campagne « avion » à la campagne « bateau » pour Madagascar, origine dominant le marché du litchi. L’ajustement des volumes vis-à-vis de la demande risque d’être particulièrement délicat dans le contexte actuel.

La Gazette

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