Commune Urbaine d’Antananarivo: Un chantier où tout est à reconstruire

Publié le par Alain GYRE

Commune Urbaine d’Antananarivo: Un chantier où tout est à reconstruire       

Jeudi, 22 Mai 2014

Remettre de l’ordre dans une grande ville telle qu’Antananarivo où la gabegie a pris de l’ampleur, c’est comme donner un coup de pied dans un nid de frelon. Pourtant c’est un mal nécessaire face à l’ampleur de la situation dans la ville. Heureusement, le PDS et ses collaborateurs ne craignent pas de bousculer les choses et résoudre les problèmes quoi qu’il en coûte.

Face à la saleté de la ville, la CUA a appliqué la loi interdisant toute personne de se soulager dans les voies publiques sous peine d’amendes. Une mesure qui est appliquable depuis lundi 19 mai dernier, selon les dispositifs pris à cet effet. Depuis l’application de cette mesure, la police communale nous rapporte que ce service ramasse en moyenne 5 personnes par jour pour avoir uriné sur la voie publique. L’amende pour cette infraction est de 5.000 ariary par personne. Une aubaine pour la CUA car vu l’état des rues et l’odeur qui en dégage, ils sont beaucoup plus de 5 à faire leurs besoins dans la rue. Selon les explications, actuellement il n’est pas encore question de payer des amendes. Mais d’ici la semaine prochaine, les dispositifs pour recevoir ces amendes parés, les personnes surprises par la police municipale en train d’uriner dans les rues devront payer une somme de 5.000 ariary. Outre le respect de la propriété et de l’hygiène, l’opération fermeture des bars et karaokés à 21h vont bon train. Quoi qu’il en soit, la CUA demande l’assistance de la population de l’informer en cas de tapage nocturnes dans les quartiers. Face à la doléance des propriétaires des bars et des karaokés sur la fermeture à 21h, le responsable au sein de la CUA s’explique : « La fermeture à 21h s’explique par le fait que ces établissements que ce soient bars ou karaoké ne suivent pas les règles de l’insonorisation et perturbent la quétude des personnes avoisinnantes. ». Et comme dans tout pays démocratique qui se respecte, c’est l’intérêt de la majorité qui prime.

 

Trouver un parking, est un cauchemar pour les automobilistes de la ville d’Antananarivo. Des lumières ont été portées concernant les parkings dans la ville : la catégorie payante et la catégorie privée. C’est spécifiquement sur les parkings privés que le chef de service parkings de la CUA, Rakotondrainibe Fenosoa s’est exprimé : « Les parkings privés qui coûtent 50.000 ariary par mois pour les locataires doivent être seulement utilisés durant l’heure d’ouverture du détenteur ». En effet, les locataires ont tendance à croire que ces parkings sont leurs propriétés, ce qui n’est pas le cas. Le travail pour embellir la ville sera donc de longue haleine mais comme disait l’adage, à cœur vaillant rien d’impossible.

 

Y.L

La gazette

Publié dans Revue de presse

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