Concours : Les 22 régions se mettent au conte

Publié le par Alain GYRE

Concours : Les 22 régions se mettent au conte

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L’Académie malgache et l’ONG Namako donnent aux tout-petits l’occasion de revoir et corriger les contes à leur façon#

L’Académie malgache et l’Ong Madagascar Namako ont lancé un concours
de contes ouvert à tout le pays. Histoire de faire revivre Itrimobe et ses acolytes.

Les dix à douze ans de toutes les régions de Madagascar sont invités par l’office national de langue de l’Académie malgache et l’Ong Madagascar Namako à un concours de contes. En d’autres termes, les tout-petits réécriront les contes traditionnels du pays. L’initiative a été lancée hier au Tahala Rarihasina, durant la matinée pendant laquelle de jeunes écoliers et écolières ne se sont pas fait prier pour démontrer leur talent de conteur.
Le dernier délai d’inscription sera le 17 mars, par le biais de la poste. « Le conte montre le lien établi entre la société, l’environnement, … Tout ce qui nous entoure est mis en relation dans le conte », signifie Juliette Ratsiman­drava, directrice de l'Office des langues à l'Académie malgache. Elle compte sur ce concours pour que les jeunes, au-delà de la compétition, s’approprient le monde qui les entoure.
Jury de spécialiste
Car toute histoire s’inspire de l’identité d’un pays. Même si depuis quelque temps, le conte est délaissé au détriment des aventures plus modernes et déjantées des « Tom et Jerry » ou « Bip bip et Coyote ».
Basilisse Pfüger-Rakoto­malala, antenne locale de l’Ong, va plus en profondeur. « Le conte, ce n’est pas seulement la morale. Les enfants peuvent s’identifier à travers des personnages et aller à l’essence de l’histoire ». Pour ce qui est du concours, le jury statuera entres autres sur les fautes d’orthographe, les formulations, la manière de diriger le récit, le respect de l’histoire et d’autres règles encore.
Mais il laisse la liberté à tous les concurrents de définir leur propre approche. L’annonce des résultats dépendra du nombre de lettres reçues. Le nombre de pages est limité à deux ou trois feuilles. Les tout-petits devront s’inspirer des histoires enfantines existantes. Les exemples sont nombreux. « Tsingory », le danseur zélé, « Ikotofetsy sy Imahaka », et des myriades. Marie Esther Randiatsizafy et ses 61 ans d’enseignement, conclut. « À travers le monde, et à travers les contes, il y a des points communs dans toutes les sagesses ». Alors, il ne reste plus qu’aux tout-petits de prouver qu’ils sont aussi des citoyens du monde.

Maminirina Rado

Jeudi 28 fevrier 2013

L’Express

Publié dans Revue de presse

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