Coût de l’électricité: Madagascar, 17ème sur 39 pays en Afrique

Publié le par Alain GYRE

Coût de l’électricité: Madagascar, 17ème sur 39 pays en Afrique     

Mardi, 17 Juin 2014

Le coût de l’électricité est relativement cher à Madagascar dans la mesure où le pays est classé 16ème pour le tarif social et 17ème pour le tarif industriel moyenne tension sur 39 pays similaires en Afrique. Ces données du ministère de l’Energie incitent ledit département et les autres parties prenantes à voir comment réduire le coût de la Jirama. Ce sujet est d’ailleurs l’un des domaines abordés à l’atelier d’hier à Ambohimanambola sur l’identification des actions prioritaires pour le secteur électricité. Parmi les actions à mener pour réduire le coût, l’assainissement de la Jirama en fait partie. Le directeur général de cette société, Désiré Rasidy évoque le projet de loi concocté par la Jirama pour sanctionner les voleurs d’électricité et d’eau et leurs complices. Ce projet devrait suivre le circuit habituel pour être adopté au niveau du parlement et promulgué par la suite. Les vols d’électricité sont courants et pourraient représenter jusqu’à 5% du chiffre d’affaires de la Jirama. Ils ne concernent pas seulement des ménages mais également des entreprises. Le ministre de l’Energie, Richard Fienena a donc donné l’ordre à la Jirama pour assainir la situation. Ces actions d’assainissement seront à inscrire dans un plan d’actions détaillées assorti des objectifs à atteindre, des résultats et d’un calendrier clair.

 

Outre ce plan d’actions, il est aussi question d’établir une nouvelle politique énergétique. A harmoniser avec la politique générale de l’Etat et les politiques sectorielles du gouvernement, cette nouvelle politique créera un environnement favorable à l’approvisionnement en énergie moderne que ce soit dans les villes et dans les zones périurbaines et à la campagne. Pour l’heure, la couverture territoriale en électricité est faible avec un taux de 12%, contre 52% au Sénégal et plus de 75% en Afrique du sud. De plus, l’offre ne suit pas la demande tant en qualité qu’en quantité, d’où les délestages. L’une des solutions avancées est l’augmentation de la production énergétique issue des énergies renouvelables dont notamment l’hydroélectricité. La Jirama dispose d’ailleurs de compétences confirmées dans ce domaine. A l’heure actuelle, l’énergie issue des centrales thermiques représente encore 56% du total. Mais avant de passer aux gros investissements programmés sur le moyen terme, le ministère de l’Energie propose d’assainir les finances de la Jirama pour le très court terme. Cet assainissement devra passer par celui des finances, l’élimination des délestages, le rattrapage des travaux et la remise à niveau des centrales thermiques d’Ambohimanambola 2, Mandroseza, Antsirabe, Toamasina 4, Mahajanga 1, Antsiranana et les moyennes et petites centrales thermiques… Notons que les partenaires traditionnels du secteur sont déjà prêts à donner un coup de main. Citons la Banque mondiale dont une mission est actuellement dans nos murs, la Banque européenne d’investissement (BEI), l’Union européenne, le Japon, etc.

 

Fanjanarivo

La Gazette

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