CPIA de la Banque Mondiale: Madagascar dans le classement des pays fragiles

Publié le par Alain GYRE

 

 

CPIA de la Banque Mondiale: Madagascar dans le classement des pays fragiles

(25-07-2013) - La situation socio-économique s’avilit de plus en plus pour la Grande Ile. Dans l'annotation de la Banque Mondiale du rapport annuel CPIA 2012, le pays s'est glissé dans le rang des pays fragiles.

 

 

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Haleh Bridi, Country Director pour Madagascar de la Banque Mondiale

© TGN

"Sur une échelle de note de 1 à 6, Madagascar a comme note 3 en 2012". C'est la note de la Grande Ile dans le rapport CPIA de la Banque Mondiale pour l'année 2012. Rapport CPIA basé sur 16 critères regroupés dans quatre dimensions qui sont la gestion économique, les politiques structurelles, les politiques relatives à l'inclusion sociale et à l'équité et enfin la gestion du secteur public et des institutions.

 

Par rapport à la note moyenne dans l'Afrique subsaharienne (3,2), la note obtenue par Madagascar (3) la met dans le classement des pays fragiles.

 "Depuis la crise de 2009, la notation de Madagascar n'a fait que chuter. Cette année, Madagascar est dans la liste des pays fragiles", a déclaré Haleh Bridi, Country Director de la Banque Mondiale pour Madagascar.

 

Les faiblesses de la Grande Ile se trouvent surtout dans les politiques relatives à l'inclusion sociale et l'équité (2,9 contre 3,2 pour l'Afrique Sub-saharienne) et la gestion du secteur public et des institutions (2,6 contre 2,9). Par contre, les notes obtenues dans les dimensions économiques (gestion économique et politiques structurelles) sont au-dessus et/ou égales à celles de la région, respectivement à 3,5 contre 3,4 et égalité à 3,2.

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Graphe de la note de Madagascar et de l'Afrique subsaharienne

© Banque Mondiale

Par rapport à sa note en 2011, la Grande Ile a perdu 0,2 points. "Madagascar a changé de statut vers le mauvais sens, malheureusement", a ajouté Faniry Razafimanantsoa, économiste pays pour Madagascar à la Banque Mondiale.

 En 2011, le pays a obtenu de bonnes notes par rapport à la moyenne de la région Afrique subsaharienne dans les trois premières dimensions. 3,5 contre 3,4 pour la gestion économique; 3,3 contre 3,2 pour les politiques structurelles; 3,3 contre 3,2 pour les politiques relatives à l'inclusion sociale et l'équité. La gestion du secteur public et des institutions, par contre, a fait grand défaut: 2,8 contre 3,0 pour la région.

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"C'est difficile de s'en sortir et le coût est exponentiellement très cher", a renchéri Haleh Bridi. Mme Bridi qui craint encore le pire quant à la prochaine année. "Même l'année prochaine, ces annotations vont encore s'empirer vu les capacités financières de l'Etat très fragiles", a-t-elle soutenu.

 

Solofo Andrianjakarivelo

Publié dans Revue de presse

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