Cressonnières de la vallée d'Ambanidia: malgré tout le produit reste rémunérateur

Publié le par Alain GYRE

Cressonnières de la vallée d’Ambanidia: Malgré tout le produit reste rémunérateur

     

 

Lundi, 08 Octobre 2012

L’urbanisation spectaculaire, souvent illégale et peu maîtrisée de collines anciennement rizicoles accroît les risques d’érosion et de comblement des petites parcelles des bas-fonds intra-muros, aggravés par les inondations et la quasi-inexistence de réseau d’assainissement et d’évacuation des eaux usées. Le cas du colmatage intempestif du vallon cressonnier d’Ambanidia à chaque saison des pluies, préfigure l’évolution de plusieurs sites dans la ville.

A titre d’exemple, selon les données publiées dans le document portant manifestations de la nature dans les villes malgaches_ Entre paysages économiques et Tiers-paysages urbains_ Mémoire de recherche Malalatiana Elodie SELAMANANA Première année de Master « Aédification – Grands territoires – Villes » Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble Directrice de Mémoire : Sophie PAVIOL Soutenance : 21 Juin 2012 ; il apparaît que les analyses physico-chimiques montrent la forte présence de métaux lourds dans les cressonnières intra-muros de la vallée d’Ambanidia et une contamination fécale excessive. Ce produit, valorisé directement à proximité immédiate, est très rémunérateur. Pourtant, sa partie comestible est souillée de bactéries qu’on ne peut pas supprimer par un lavage soigné à base d’eau de javel. Il est donc formellement déconseillé de le consommer cru ou même cuit. On note d’ailleurs le délaissement de ce légume-feuille, par ailleurs très prisé car riche en éléments nutritifs, par les consommateurs aisés. Une segmentation de son marché pourrait se mette en place avec une sous-filière cresson « propre », produit avec de l’eau de source, vendu notamment en grande surface, permise par une disposition à payer de certains consommateurs pour avoir l’assurance de consommer un produit cultivé dans de bonnes conditions sanitaires. Pour l’instant, la qualité du cresson dépend plus de la localisation de fait des parcelles et des conditions d’arrivée de l’eau que d’une véritable stratégie des producteurs. Dans le cas déjà abordé du cresson, la croissance démographique et le développement de l’urbanisation œuvrent dans le sens à la fois d’une augmentation de la demande du produit et d’une dégradation de sa qualité. Le résultat du rapport de force entre ces facteurs aux effets contraires sera déterminé en grande partie par l’attitude des consommateurs face au risque de contamination de leur alimentation et à leur capacité à mobiliser la puissance publique pour la défense de leurs intérêts mais aussi à terme de ceux des agriculteurs.

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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meranthe.c 08/10/2012 21:06

c'est bon le cresson et en plus c'est plein de vitamines

meranthe 08/10/2012 19:23

une bonne soupe au cresson, c'est bon l'hiver ça réchauffe !!!