Culture et tradition: Produits touristiques soumis à condition

Publié le par Alain GYRE

Culture et tradition: Produits touristiques soumis à condition        

 

Mardi, 30 Septembre 2014

  

Sous l’impulsion de l’Office régional du tourisme d’Antananarivo (ORTANA), la capitale célèbre son mois consacré au tourisme jusqu’en fin de semaine.

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Epreuve finale du concours musical « Hira Gasy Makotrokotroka », dimanche 5 octobre prochain sur le parvis de l’Hôtel de Ville (Analakely), entre autres festivités culturelles organisées dans l’optique de cette célébration à travers la Région Analamanga. « Si la première édition de ce concours n’avait attiré que très peu de visiteurs notamment étrangers, celle de l’année en cours – la cinquième du genre – a pu drainer des touristes internationaux par centaines », argumente Fabienne Raherivelo, chargée de communication de l’ORTANA. Car l’essentiel, toujours selon ses explications, consiste actuellement en la valorisation de ses atouts et autres patrimoines culturels de sorte que ceux-ci deviennent de véritables produits touristiques faciles d’accès au plus grand nombre…

 

Depuis hier jusqu’à vendredi prochain au jardin d’Antaninarenina, l’Office en collaboration avec l’ONG PROSPERER propose diverses manifestations culturelles (vente-expositions de produits artisanaux issus de la Région notamment)  mettant en valeur le thème central de la célébration de la Journée mondiale du tourisme. Il s’agit, pour cette année 2014, de prouver les liens d’interdépendance entre le développement communautaire et le tourisme. Ce dernier, en ce qui concerne particulièrement la Grande île, pris pour être un secteur important sinon indispensable pour l’essor de l’économie nationale. Reste à déterminer les procédés ou démarches à suivre pour transformer ses diversités culturelles en produits attrayants pour les visiteurs, tant nationaux qu’étrangers…

 

« Prenant l’exemple des produits artisanaux éparpillés dans tout le pays mais dont le point de convergence est la capitale, il faut savoir que leurs producteurs doivent être sans doute de fins artisans, tous aussi confirmés dans leurs disciplines respectives ». Explications toujours de Fabienne Raherivelo, pour dire que les artistes locaux ne rencontrent pas de problèmes particuliers côté savoir-faire et créativité, « mais les coûts de production élevés les rendant peu enclins à de tels investissements à vocation touristique, demeure le grand défi à relever au niveau des différentes communautés locales de base ». Cette fois, pour étaler la thèse selon laquelle ces dernières doivent d’abord être capables de se prendre en charge sur le plan finances pour pouvoir s’ouvrir vers l’extérieur...

 

A.D.

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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