Culture malgache - la danse et la musique incontournables

Publié le par Alain GYRE

Culture malgache - La danse et la musique incontournables

hiragasy1362-copie-1.jpg

Après les quelques semaines de popularité, la danse malgache est quelque peu oubliée dernièrement, pourtant, la danse et la musique font partie intégrante de l’identité culturelle d’un pays. Comme toutes les civilisations du monde, Madagascar possède sa propre musique et ses propres danses. On peut nommer cet ensemble comme étant la musique malgache. De nombreux instruments traditionnels sont encore utilisés au cours des fêtes et cérémonies. Généralement, ces instruments sont fabriqués à partir de matières naturelles. Prenons en exemple la «valiha», originaire d’Indonésie, fabriquée dans le bambou, est le symbole de l’unité malgache pour le Fihavanana. Comme la musique est à la fois un lien entre toutes les ethnies et une marque déposée de l’identité locale, elle a un rôle important dans la vie en société chez les Malgaches. Cet esprit de fraternité se reflète la plupart du temps par des genres musicaux qui réunissent des membres de la même famille dans le Fihavanana. Le mot « tarika », synonyme de « famille » ou « ethnie », peut signifier également « groupe » ou « orchestre ».Outre les instruments, les rythmes constituent l’âme de la musique.
La vraie musique malgache est apparentée aux rythmes africains et aux polyphoniques. Néanmoins, les rythmes dits modernes sont des influences de la musique européenne. Madagascar est très riche en matière de musique, grâce aux différentes origines ethniques. A part le Hira gasy, opérette à la malgache, vu que la plupart du temps, cela met en scène les événements de la vie quotidienne si bien racontés par Bakomanga ou encore Ramilison Besigara; l’afindrafindrao et le salegy constituent les principales danses et rythmes malgaches. L’afindrafindrao, danse folklorique, interprété par plusieurs artistes, adapté aux genres musicaux en vogue, passé de Imaitsoanala en théâtre, par du jazz au hip hop revu par Oladada avec des paroles, on ne pourra jamais dire qui est son instigateur. Ce que l’on peut dire par contre, c’est que c’est une signature de la culture malgache. Le salegy pour sa part a une notoriété internationale grâce en partie à Jaojoby, surnommé d’ailleurs le « Roi du salegy » . Ce rythme accorde le Sega des îles de l’océan Indien (Maurice et La Réunion), avec des danses africaines comme la Rumba et le Benga. Le salegy varie selon les régions de l’Ile, d’une vitesse lente qui incarne la douceur de la vie sur les côtes, ou plus accélérée pour entraîner tant les danseurs que les spectateurs dans l’ambiance. Du salegy sont sortis d’autres genres musicaux tels que le basesa et le tsapiky ainsi que tant d’autres « mozika mafana ». Dernièrement, les rythmes des chansons d’artistes malgaches tendent vers les genres européen et américain. Il est vrai qu’il faut s’ouvrir au monde mais sans pour autant oublier nos racines.

Recueillis par Zo Toniaina

La Vérité

Publié dans Revue de presse

Commenter cet article