Cyclones : Les régions exposées passent de 11 à 16

Publié le par Alain GYRE

Cyclones : Les régions exposées passent de 11 à 16          

Jeudi, 27 Février 2014

 

16 régions sur les 22 sont exposées aux effets dévastateurs des cyclones selon les chiffres du Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC).

 

Ce n’est donc pas étonnant si Madagascar est dans le top 3 des pays au monde les plus exposés aux impacts désastreux du changement climatique incluant l’intensification et la fréquence élevée des cyclones. Et le changement au niveau des zones exposées évolue très vite parce qu’en 2011, les régions concernées étaient au nombre de 11, contre 16 dès 2013. Seules 6 régions sont donc épargnées, alors que cette année, les services de la météo prévoient un cyclone de très haute intensité dans le courant mars ou vers le début d’avril 2014, et qui pourrait toucher Madagascar. En attendant, d’importantes formations nuageuses ont déjà provoqué des dégâts à cause des pluies abondantes qu’elles apportaient. Il faut pourtant noter que les actions de prévention ne font pas tout même si les différentes entités concernées déploient beaucoup d’efforts dans ce sens. Mais déjà dans ce domaine, les ressources font souvent défaut. C’est le cas pour le BNGRC qui dépend du ministère de l’Intérieur. Dans le dernier numéro du mensuel du Trésor public, ce bureau affirme que son budget arrive à peine à financer son fonctionnement.

 

Comme quoi, il est toujours obligé de solliciter le soutien financier des bailleurs de fonds. Et pour la période post-cyclonique, le pays manque de moyens pour réparer les dégâts, alors qu’il faut compter sur une moyenne de 5 ans pour se relever des pertes et dommages cycloniques, selon l’estimation de la Banque mondiale. Si la situation politique et socioéconomique actuelle se double de dégâts cycloniques importants, le pays aura fort à faire pour sortir la tête de l’eau. Le BNGRC rappelle que le passage du cyclone Haruna à Toliara dernièrement a causé 27 décès, 126 blessés, 16 disparus, plus de 41 000 sinistrés, plus de 15 000 sans abri, 18 756 maisons détruites… Cela signifie que les cyclones peuvent avoir des effets très destructeurs. Ils le sont encore plus quand ils touchent des régions pauvres et c’est le cas d’une bonne partie du Sud du pays, de l’Atsimo-Atsinanana, une région également affectée régulièrement par les cyclones ou les inondations. Plusieurs secteurs devant soutenir les efforts post-cycloniques sont pourtant défaillants. Si on prend l’exemple du Fonds d’entretien routier (FER), il est handicapé depuis quelques années par la suspension du versement de la redevance de la part des pétroliers. Ceci fait partie des mesures de l’Etat pour geler les prix du carburant. Conséquence : le FER n’a pas les ressources suffisantes pour fonctionner et le réseau des routes nationales est actuellement dans un état délabré. Si un cyclone intense vient y ajouter son grain de sel, la situation sera catastrophique..

 

Fanjanarivo

La Gazette

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