De leau potable à Ambalavao

Publié le par Alain GYRE

De l'eau potable à Ambalavao

La Jirama a déjà du mal à assurer les maintenances, alors les nouvelles infrastructures sont, pour le moment, des rêves « inaccessibles »

La situation financière de la Jirama la rend faible. La Badea a financé la grande partie de l'adduction d'eau potable à Ambalavao.

Moyens financiers limités. La société de gestion d'eau et d'électricité de Madagascar ne peut pas mener à bien sa mission en œuvrant toute seule. Sa capacité financière ,ne lui permet pas de construire de nouvelles infrastructures Pour le cas de l'adduction en eau potable, par exemple, il n'existe encore que 67 centres à travers l'Île.
« Le budget actuel de la Jirama et les frais payés par les usagers ne sont pas suffisants pour assurer la construction de nouvelles infrastructures », a avoué Désiré Rasidy, directeur général de la Jirama.
Ce fut à l'occasion de l'inauguration de l'adduction d'eau potable, vendredi, à Ambalavao.
L'aboutissement de ce projet a permis aux 24.850 habitants de la commune d’avoir enfin de l'eau potable après 20 ans.
Auparavant, ils étaient obligés d'aller chercher de l'eau dans des rivières telles que Tsaranoro, Iarintsena, Vinany. Quatorze zones sont dorénavant desservies en eau potable. Il s'agit, entre autres d'Ambala­mahasoa Nord, Antsinana­manda, Ambohitsoa, Alatsinainy et Ambohijafy.
Aboutissement
La Jirama a pu aller au bout des travaux grâce au financement de la Banque Arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA).
Le montant total du financement est estimé à 6.500.000 dollars américain. La part de la Badea est 5.200.000 $ contre 1.300.000 $ pour l'État malgache. L'accord de prêt a été signé au mois de mars 2003.
Selon un responsable auprès du ministère des Finances et du budget,
« Madagascar devrait rembourser ce prêt en trente ans. Il devrait d'abord rembourser les intérêts de 2% lors des dix premières années. Il passera les vingt dernières années à rembourser le prêt ».
« Nous sommes obligés de faire appel aux bailleurs de fonds si nous voulons réaliser un projet d'adduction d'eau potable. La Jirama est incapable d'assurer, même la maintenance des tuyaux », explique Julien Reboza, le ministre de l'Eau.

Judicaëlle Saraléa

Lundi 10 septembre 2012

 

Publié dans Revue de presse

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