Découverte scientifique – Accord d’odeur chez les lémuriens

Publié le par Alain GYRE

Découverte scientifique – Accord d’odeur chez les lémuriens

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L’espèce de lémurien Sifaka de Coquerel est capable d’accorder l’odeur du mâle et de la femelle pour mieux personnaliser leur couple. Selon une étude scientifique menée par une équipe universitaire américaine de Duke, et publiée dans la revue Animal Behavior, le couple du sous espèce de sifaka Propithecus coquereli est capable d’accorder l’odeur sexuelle après un accouplement. L’objectif principal de cette stratégie naturelle est de marquer son territoire ainsi que transmettre à ses futurs descendants leur situation. L’odorat constitue un élément de communication très important chez les lémuriens. Ces mammifères endémiques de Madagascar possèdent, en effet, une faculté olfactive très importante.  Les lémuriens ont deux glandes odorantes situées au niveau de leurs organes génitaux et dans leurs gorges. Pour transmettre un message permanent, le sifaka frotte se glandes sur les arbres et éjectent la matière visqueuse odorante  afin que d’autres individus puissent le capter et l’interpréter.

Un composé d’odeur très complexe

Les résultats d’analyses en laboratoires révèlent une complexité avancée de l’odorat des lémuriens. En effet, la substance visqueuse de la glande odorante contient jusqu’à 250 molécules odorantes différentes. Ce composant chimique permet au lémurien de transmettre un message personnalisé pour ses descendants qui auront facilement la faculté d’identifier le sexe et la fertilité de l’émetteur. Selon le résultat d’étude, les odeurs d’un couple sont identiques après qu’il devient parent. Cette stratégie permet aux nouveaux parents lémuriens de mettre en valeur leur nouveau statut et de mieux défendre leur territoire. Le Propithecus coquereli est un lémurien de la famille des « indridés ». On les rencontre dans les forêts  sèches caducifoliées du Nord-Ouest de la Grande île. Il a un statut « en danger d’extinction » dans la liste rouge de l’Union International pour la Conservation de la nature (UICN).

 

Dom

Madagascar Matin

Publié dans Revue de presse

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