Défécation à l’air libre: 3 000 villages assainis en 3 ans

Publié le par Alain GYRE

 

 

Défécation à l’air libre: 3 000 villages assainis en 3 ans       

Samedi, 08 Juin 2013 

«100 millions de dollars et 7 millions de journées de travail perdus sont les impacts de défécation à l’économie mondiale d’une part.

D’autre part, 4.000 enfants meurent par jour à cause de la diarrhée dans le monde entier ». Les propos émanent du Dr Rija Lalanirina Fanomeza, directeur de programme du Fonds d’appui pour l’assainissement (FAA), lors d’une conférence de presse donnée hier à Analakely. Vu les conséquences graves de la défécation à l’air libre dans la vie humaine, le FAA a été créé afin de lutter contre ce fléau.

Dans son allocution, le directeur de programme a précisé que depuis la création du FAA, plusieurs villages ont atteint le statut de sans défécation à l’air libre. Ce qui signifie que les habitants dans ces villages utilisent des latrines pour déféquer et toutes les zones de défécations antérieures ont été nettoyées. Les latrines utilisées ne donnent plus accès aux mouches car munies de couvercles, propres et sans odeur grâce à l’entretien avec du cendre. Et les habitants dans les villages pratiquent le lavage des mains avec du savon ou de la cendre après chaque défécation. Ce qui implique la présence obligatoire de dispositif de lavage des mains aux alentours des latrines.

 

Grace à ce projet ainsi que les éducations qui vont avec, plusieurs personnes ont changé de comportement petit à petit. « Comme le cas d’Analavory à Itasy, des habitants sont conscients des bienfaits de l’existence des latrines, c'est-à-dire de nombreuses familles en disposent afin de lutter contre la défécation à l’air libre. Suite au changement de comportement, les taux de maladie et de morbidité ont été réduits en trois ans seulement. Par ailleurs ce qui est très important chez les paysans est l’élargissement des espaces à cultiver grâce au nettoyage des zones de défécations antérieures. De plus, grâce à la mise en place des latrines, les gens ne défèquent plus n’importe où. Ce qui permet de garder les espaces libres à cultiver », a témoigné Dr Léon Ravelonjato, président de l’association rurale dénommée Adema à Analavory lors de la conférence de presse. 

 

« Le but du FAA est d’améliorer la santé, l’environnement et les conditions socioéconomiques de vie des 15 millions de personnes toujours privées d’un assainissement adéquat à Madagascar », a annoncé pour sa part Joséa Ratsirarson, président de Medical Care Development International (Mcdi) à Madagascar. Pour mener à bien ce défi, un pays modèle sans défécation à l’air libre, une somme de 5 millions de dollars, un financement de Gsf (fonds mondial pour l’assainissement) est octroyé à la réalisation du projet en 5 ans. Et grâce à un autre financement, le projet s’étalera de 3 ans de plus. Jusqu’à l’heure actuelle, 14 régions bénéficient de ce travail. Mais le but c’est atteindre toutes les 22 régions. « Très concrètement, ce fonds va contribuer aux Malgaches de mener une vie digne et en bonne santé, dans un environnement propre, sûr et également attractif ».

 

R.V.

La Gazette 

 

 

 

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