Dégradation de l'environnement: vers la pénurie des ressources naturelles

Publié le par Alain GYRE

 

Dégradation de l’environnement : Vers la pénurie des ressources naturelles
(05-10-2012) - L’indice planète vivante indique que 39% des espèces animales ont disparu en Afrique, entre les années 1970 et 2008.
A Madagascar, la situation est d’autant plus grave, d’après le rapport sur l’empreinte écologique de l’Afrique, présenté hier dans les locaux de la Banque africaine de développement (BAD) à Ankorondrano. En effet, les cultures sur brûlis, les exploitations minières, les chasses illégales pour le commerce d’animaux et les trafics illégaux de bois précieux ont été cités comme facteurs principaux de la dégradation de l’environnement écologique. D’après le représentant régional de World Wide Fund for Nature (WWF), la consommation de capital naturel dans le monde dépasse de 50% ce que la planète peut fournir. « Nous vivons au-dessus de nos moyens. Pour l’Afrique, même si l’empreinte écologique est faible par rapport aux autres continents, l’évolution est grandissante. Si on n’arrive pas à changer la situation, l’empreinte écologique en Afrique sera doublé en 2040 », a-t-il informé.

Pénurie. Cette situation aboutira à de nombreux problèmes comme celui de la pénurie des ressources alimentaires, d’après le représentant résident de la BAD à Madagascar. Il a soutenu que des actions doivent être menées pour renverser la situation à Madagascar. En effet, la protection des ressources naturelles figurera parmi les projets encore soutenus et financés par la BAD à Madagascar. Par ailleurs, concernant l’empreinte sur l’eau, près de 400 millions de citoyens africains connaissent aujourd’hui une pénurie d’eau d’au moins un mois par an, qui aura des implications certaines dans la sécurité alimentaire, la santé et le bien-être de la population. D’après les informations fournies par la WWF, Madagascar a encore une potentialité d’exporter de l’eau vers les pays en rupture de stock. Mais il faut reconnaître qu’avec la dégradation rapide de l’environnement malgache, cette situation ne restera pas éternellement ainsi. Pour les promoteurs de l’écosystème, des actions doivent être entreprises. Ils ont cité, entre autres, l’investissement dans l’infrastructure écologique, l’utilisation de sources d’énergie renouvelable, la maîtrise de l’empreinte écologique et la fixation d’objectifs de durabilité. A noter que la croissance démographique a été pointée du doigt comme étant la principale source de l’aggravation de l’empreinte écologique en Afrique.

Antsa R.

Midi Madagasikara

Publié dans Revue de presse

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