Dégradation de la forêt du pays: un impact négatif sur la biodiversité mondiale

Publié le par Alain GYRE

Dégradation de la forêt du pays: Un impact négatif sur la biodiversité mondiale

     

 

Mardi, 15 Janvier 2013

burned_palm_stump_3.jpg

Un hectare de forêt perdu à Madagascar a un plus grand impact négatif sur la biodiversité mondiale que son équivalent perdu pratiquement n'importe où ailleurs dans le monde (US Forest Service).

Des efforts sont concertés pour sauver la forêt naturelle de la Grande Ile. Ceci a commencé dans les années 1980 lorsque Madagascar et ses partenaires ont commencé à préparer le premier plan national de Madagascar Action Environnementale (Pnae).

L'Agence américaine pour le développement international (Usaid) a ouvert sa mission à Madagascar en 1984 et est rapidement devenu l'un des principaux acteurs dans l'élaboration et la mise en œuvre des trois programmes environnementaux successifs. 25 ans plus tard, ce document fait un pas en arrière pour regarder les défis rencontrés, les interventions mises en œuvre, les leçons apprises et les progrès accomplis en vue de la conservation et rétrospective. Le développement est en cours d'écriture dans le milieu de la troisième crise politique depuis la mission de l'Usaid (la quatrième depuis l'indépendance de Madagascar). Grâce au programme environnemental de cet organisme, une analyse de la situation a été menée avant de regarder les chemins possibles dans l'avenir. Le travail vers les objectifs du Pnae a impliqué un nombre incalculable d'acteurs, à la fois rétrospective et malgache.

La clé de l'effort de l'Usaid ne veut pas minimiser les interventions des autres participants. Mais malgré tout, l’environnement se dégrade toujours en dépit des nombreuses organisations et associations protégeant l’environnement.

Malgré la sensibilisation du public quant à l'importance de ces forêts, le taux de déforestation n’a pas diminué. L'analyse des chiffres par la Food and Agriculture Organization of the United Nations (Fao) montre que les taux de déforestation tropicale ont augmenté de 8,5% de 2000 à 2005 lorsqu'on les compare avec ceux des années 90, tandis que la perte de forêt primaire a peut-être augmenté de 25% sur la même période.

A une plus grande échelle, les données de la Fao montrent que les forêts primaires sont remplacées par des plantations moins diverses biologiquement et des forêts secondaires. Du fait de l'augmentation importante dans la plantation de forêts, la couverture forestière globale a eu tendance à augmenter en Amérique du Nord, en Europe et en China, alors qu'elle diminuait sous les tropiques. Le déboisement industriel, la conversion pour l'agriculture (commerciale et pour se nourrir), et les feux de forêt souvent allumés volontairement par des incendiaires sont responsables pour la plus grande partie de la déforestation globale aujourd'hui.

Avant de s'étendre davantage sur la perte de forêt, il est critique d'expliquer tout d'abord ce qui est considéré comme forêt et ce que l'on entend par déforestation et dégradation de la forêt. Cette dernière est réduite à cause de son usage, qui est centré sur l’agronomie. D’ailleurs, la Fao définit les forêts comme étant des terrains couverts d'une canopée arboricole de plus de 10% et une surface de plus d'un demi hectare. La Fao dit que le mot "forêt" inclue les forêts naturelles et les plantations forestières mais exclue spécifiquement les rangées d'arbres établies pour la production agricole (exemple : plantations d'arbres fruitiers et de palmier à huile) et les arbres plantés dans des systèmes agroforestières.

En creusant un peu plus, la Fao dit que " La déforestation inclue les surfaces de forêt converties pour l'agriculture, le pâturage, les réservoirs d'eau et les surfaces urbaines " (…) mais " exclue spécifiquement les surfaces où les arbres ont été retirés pour leur récolte et où l'on s'attend à ce que la forêt se régénère naturellement où avec l'aide de mesure sylvicoles ". Pour cette raison, les taux de dégradation sont beaucoup plus élevés.

Recueillis par V.A.

La Gazette

Publié dans Revue de presse

Commenter cet article