Des tonnes de canabis saisies

Publié le par Alain GYRE

Stupéfiant ; Des tonnes de cannabis saisies

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Des hectares de plantations de cannabis ont été brûlées par les forces de l'ordre lors de l'opération Tandroka à Betroka

Une grande menace pèse sur la Grande île. Le marché de la drogue commence à gagner du terrain.

Plus de six tonnes de cannabis par an, plantation détruite ou pas non comprise. Telle est la quantité de ce type de drogue qui circule sur le marché chaque année selon le commandant de la gendarmerie nationale, le général de division Richard Ravalo­manana. Cette annonce a été faite lors de la cinquième réunion des plateformes régionales « Justice » et « Sécu­rité » des pays de la commission de l'océan Indien, hier, à l'Hôtel IBIS Ankoron­drano. Le thème a été axé sur « La Criminalité transfrontalière et transnationale ».
La destination de cette quantité de cannabis demeure pourtant méconnue à entendre le commandant de la gendarmerie nationale, même si la majorité de cannabis est originaire de la partie Sud et Nord de l'île. « Je ne crois pas que les Malgaches consomment chaque année toute cette quantité. Car le nombre de drogués à Madagascar reste en dessous de celui des îles sœurs comme l'île Maurice. L'enquête qui a été ouverte depuis 2004 au sein de la Gendarmerie nationale n'a pas ainsi toujours apporté une réponse sur cette destination. Mais une partie de cette quantité pourrait être transformée en huile de cannabis », ajoute le général de division Richard Ravalomanana.
Drogues dures
Quant aux autres types de drogues, comme la cocaïne et l'héroïne, elles commencent à être consommées localement. « C'est la classe aisée qui consomme principalement les drogues dures dans la Grande île. La quantité de drogues dures qui transites à Madagascar et celle consommée sur place commence à s'équilibrer. Ce sont les petites quantités de drogues dures moins de 100 grammes qui sont les plus répandues sur le marché », a fait savoir le commissaire José Rajaonarison, chef de service central de la lutte contre les abus de stupéfiant et de substances psychotiques. Le trajet de cette drogue reste classique. En effet, la cocaïne part de l'Amérique latine et passe en Afrique et à Mada­gas­car pour être vendue à La Réunion ou à Maurice. Le Pakistan reste le premier fournisseur de l'héroïne, cette drogue transite en Afrique et à Madagascar avant sa commercialisation à La Réunion et à Maurice. « Ce sont les personnes qui transitent au Kenya et en Afrique du Sud qui apportent ces drogues à Madagascar », a souligné le commissaire José Rajao­narison. Face à ce fléau qui menace le pays, le général de division Richard Ravalo­manana a reconnu que le territoire malgache est mal surveillé.

Seth Andriamarohasina

Jeudi 24 janvier 2013

L’Express

 

Publié dans Revue de presse

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