Discrimination raciale : Madagascar connaît quelque chose

Publié le par Alain GYRE

Discrimination raciale : Madagascar connaît quelque chose       

Vendredi, 21 Mars 2014

Proclamé le 21 mars 1960, ce jour est déclaré journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale.

 

En proclamant la Journée internationale en 1966, l'Assemblée a engagé la communauté internationale à redoubler d'efforts pour éliminer toutes les formes de discrimination raciale. Le 21 mars 1960, une manifestation non violente de protestation contre la loi sur les laissez-passer - une des institutions les plus honnies de l'apartheid - eut lieu à Sharpville, en Afrique du Sud. Bilan : 69 morts parmi les manifestants. Le massacre de Sharpville fut un moment décisif dans la lutte contre l'apartheid. Il amena aussi l'Assemblée générale [des Nations unies] à instituer cette journée annuelle, dont l'objet est d'appeler l'attention sur la lutte contre le racisme, où qu'il se manifeste et quelle que soit l'époque. La discrimination porte atteinte à la notion même de droits humains. Elle empêche systématiquement certaines personnes ou catégories de personnes de jouir de l'ensemble de leurs droits fondamentaux, en raison de ce qu'elles sont ou de ce en quoi elles croient. Il est facile de refuser ses droits à une personne à partir du moment où on la considère comme un être  « inférieur ». C'est pour cette raison que le droit international relatif aux droits humains est fondé sur le principe de la non-discrimination. Madagascar renferme bien des trésors, tant dans sa flore qu'habite sa faune que dans ses terres fertiles et riches de minéraux tant convoités.

 

L'île aussi est riche en hommes et en couleurs. La discrimination raciale s'accompagne souvent d'une péjoration des caractéristiques du groupe visé. Pour que le fihavanana soit effectif, il faut qu'il repose sur une véritable justice sociale. On a tendance à penser que les  débats sur les "causes côtières" et les "ethno nationalistes" qu'ils soient Merina ou Tanindrana appartenaient à un autre âge, mais  cette guéguerre entre les Ambaniandro et les Tanindrana ou des mainty et des malama a toujours existé.

 

NIR

La Gazette

 

Publié dans Revue de presse

Commenter cet article