Disparitions d’enfants : Toujours inquiétantes

Publié le par Alain GYRE

Disparitions d’enfants : Toujours inquiétantes       

Vendredi, 14 Mars 2014

A la mort de sa mère, un petit garçon de 15 ans qui habite à Ambohimanarina ne cesse de disparaître et de réapparaître une fois retrouvé par son père.

 

Ce dernier même qu’il pense que le petit n’est pas son fils biologique le maltraite. «  Il ne me donne pas à manger et dès que je trouve un boulot et que mon patron accepte de m’héberger pour les travaux de domestique que j’effectue, je pars » a-t- il expliqué. «  Mes employeurs me maltraitent aussi mais je préfère y rester car au moins j’ai de quoi mettre sous les dents »  rajoute-t-il. Ce n’est pas un cas isolé, beaucoup de jeunes enfants se retrouvent dans la même situation que Fandresena.

 

Les disparitions d’enfants ne sont pas un phénomène nouveau à Madagascar. Un phénomène ancien à Madagascar qui  a pris de l’ampleur depuis le début de la crise politique et économique. À Madagascar, beaucoup d’enfants ont disparu .En 2008, les deux brigades de la PMPM ont  enregistré pas moins de 1 032 plaintes de parents pour la seule capitale. Fin 2008, 751 de ces dossiers n'avaient pas encore été clos. La situation a empiré à partir du 26 janvier 2009, quand une dizaine de grands magasins ont été pillés et incendiés. Les fugues à la suite de maltraitances sont la première cause déclarée de disparition à Madagascar. "Avec la crise, nombreux sont les parents qui ont perdu leur emploi et ont des difficultés financières. Les disputes et la maltraitance prennent ainsi de l’ampleur « selon le SPDTS.  Et les émeutes de début 2009 ont par ailleurs fragilisé la sécurité publique et sans doute favorisé le trafic international d’enfants, qui existe depuis plusieurs années déjà dans la Grande île. Les disparitions d'enfants sont inquiétantes et qui ont pris de l’ampleur ces dernières années à Madagascar. Presque quatre fois sur cinq il s’agit de fugues, mais cela peut aussi être des enlèvements ou des égarements.

 

Les travailleurs sociaux vérifient actuellement le nombre exact de ceux qui sont encore officiellement recherchés, car certains parents ont entamé des démarches de leur côté et parfois obtenu des résultats qu’ils tardent à communiquer. Même si les statistiques sur la question n’existaient pas auparavant, les spécialistes s’accordent à dire que la crise politique a eu un impact important, du fait de la misère économique et sociale qui a augmenté.

 

La maltraitance au sein de la famille fait partie des principaux facteurs de la disparition des enfants dans la capitale. Près de 1.260 enfants disparus ont été recensés, la plupart durant la crise 2009.

 

NIR

La Gazette

 

 

Publié dans Revue de presse

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