EAU POTABLE : De nouvelles bornes fontaines à Ambovombe

Publié le par Alain GYRE

EAU POTABLE : De nouvelles bornes fontaines à Ambovombe

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Contrairement à la capitale, il n'y a même pas la queue devant les bornes fontaines à Ambovombe.

 

Le ministère de l'Eau, à travers le projet alimentation en eau ajoutera une dizaine de bornes fontaines à Ambovombe. Un million de Tananariviens n’ont pas l'eau potable.

 

 

En 2012, vingt-cinq bornes fontaines ont été implantées à Ambovom­be, capitale de la région Androy. Le projet alimentation en eau dans le sud (AES), mis en œuvre par le ministère de l'Eau et en partenariat avec l'Unicef, en sont les sources. Actuellement, une dizaine de bornes fontaines sont en projet dans la même localité, comme l'a annoncé à la presse le directeur général de l'AES, Noely, hier.

« Ambovombe dispose maintenant de vingt-cinq bornes fontaines. Au mois de novembre, on prévoit d'en ajouter une dizaine. Le château d'eau pouvant produire jusqu'à 200 m3 d'eau par jour sera également opérationnel, d'autant plus qu'actuellement, l'approvisionnement en eau dans cette localité se fait par un système de forage qui produit 120 m3 par jour », a t-il souligné avant d'ajouter qu’« il ne devrait pas y avoir de coupure d'eau à Ambo­vombe parce que l'AES dispose d'un groupe de secours ». À Antana­narivo, l'accès à l'eau potable demeure un luxe.

Lors de la journée mondiale de l'eau en mars, il a été révélé qu'un million d'habitants d'Antananarivo et ses périphéries, sont en quête d'eau potable.

Instrument politique

Depuis quelques jours, l'approvisionnement en eau par la Jirama (société fournisseur de l'eau et électricité) se fait désirer. Les bornes fontaines et les robinets de beaucoup de ménages sèchent pendant des jours. Julien Reboza, Vice-premier ministre chargé du Développement et de l'Aménagement du territoire (VPDAT), précédent ministre de l'Eau, a laissé entendre que l'adduction d'eau potable, notamment dans le sud devient un instrument politique, surtout en cette période de campagne électorale. Selon lui, les ministères ayant un budget énorme auraient dû investir plus, au lieu de dénigrer les autres. Julien Reboza a révélé qu'en 2012 le ministère de l'Eau n'avait qu'un budget total de sept milliards d'ariary alors que le VPDAT qu'il dirige depuis quelques temps disposait de 76 milliards d'ariary.

 

Michella Raharisoa

 

Vendredi 18 octobre 2013

L’Express

 

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