Echouage du navire M/T Tromso: Les menaces de pollution marine s’éloignent

Publié le par Alain GYRE

Echouage du navire M/T Tromso: Les menaces de pollution marine s’éloignent       

Mercredi, 30 Avril 2014

1 300 tonnes de gasoil sur les 2 000 tonnes transportées par le tanker M/T Tromso échoué le 17 avril dernier près de la plage de Ramena à Antsiranana, ont été transbordées sur la barge Seychelles Paradise. L’opération a été effectuée le 27 avril dernier. Le gasoil récupéré sera déchargé dans le dépôt d’Antsiranana. Cette opération d’allègement du navire a été menée après expertise du fond marin et du navire. Un 2ème allègement de la cargaison du navire est également prévu par la suite. Et selon le calendrier, la sécurisation du navire a démarré hier 29 avril sauf imprévu. Cette phase consiste à le remettre à flot et à le remorquer vers la baie d’Antsiranana. Le ministère auprès de la présidence chargé des Ressources stratégiques et les entités administratives en charge des transports maritimes et de l’environnement affirment suivre de près le déroulement des opérations. Notons que le tanker a échoué dans la baie d’Antsiranana considérée comme l’une des plus belles baies du monde. Une pollution aurait donc souillé cette zone qui s’étend sur une vingtaine de kilomètres dans le sens nord-sud et dans le sens est-ouest.

Sinon, il faut souligner que Madagascar compte l’Organe de lutte contre l’événement de pollution marine par hydrocarbures (OLEP). Il a déjà organisé différents ateliers de formation pratique et théorique pour faire face à d’éventuelles pollutions marines par hydrocarbures. C’est indispensable dans le sens où les côtes de Madagascar, tant celles bordant le canal du Mozambique que celles bordant l’océan Indien, font partie des routes des tankers, ces gros navires qui transportent des produits pétroliers à travers le monde. Mais les côtes sud-ouest sont les plus exposées. Elles sont d’ailleurs incluses dans les zones à haut risque par rapport au transport de produits pétroliers par voie maritime. D’après les données mondiales, 55 millions de tonnes métriques de pétrole brut par an passent tout près de cette zone. Quant au canal du Mozambique, il voit passer 155 millions de tonnes métriques de pétrole tous les ans, sauf que les tankers naviguent plutôt loin des côtes malagasy. En cas de déversements d’hydrocarbures en mer, un plan de lutte national est déclenché dès le tonnage concerné porte sur plus de 200 tonnes. Une aide internationale peut être nécessaire dans ce cas. 

 

Fanjanarivo

La Gazette

 

 

 

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