Education primaire : Le taux d’achèvement s’améliore

Publié le par Alain GYRE

Education primaire : Le taux d’achèvement s’améliore    

Vendredi, 28 Février 2014

 

71% en 2012, contre 62% en 2006. C’est probablement l’un des rares indicateurs sociaux qui ne virent pas au rouge depuis la crise.

 

Ces chiffres de la dernière Enquête nationale sur le suivi des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) montrent que les parents font tout leur possible pour retenir leurs enfants à l’école. Ils y arrivent mieux par rapport à la période d’avant-crise. Dans la plupart des cas, l’entraide familiale et la générosité de certains voisins et proches y contribuent beaucoup. C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles les transferts de biens, de services ou financiers effectués par les ménages ont beaucoup évolué. En 2005, près de 30% des ménages ont émis des transferts à d’autres ménages, contre 47,3% en 2010 selon les données des Enquêtes périodiques auprès des ménages (EPM) de l’Institut national de la statistique (INSTAT). Si les ménages émetteurs sont du milieu urbain, les transferts sont souvent motivés par le besoin de soutenir la famille. Ces entraides familiales aident les parents, notamment ceux du milieu rural à maintenir leurs enfants à l’école. Si la qualité de l’éducation laisse beaucoup à désirer depuis des décennies déjà, il faut remarquer que le niveau scolaire joue un rôle important dans la vie active.

 

Si on se réfère aux dernières données de l’INSTAT, les revenus salariaux moyens pour ceux qui ont le niveau primaire sont de 830 000 Ar par an, contre 616 000 Ar pour les sans instruction. Cela signifie que l’achèvement du primaire vaut son pesant d’or. Toujours en matière d’éducation, le taux d’alphabétisation s’est également amélioré selon l’enquête sur le suivi des OMD présentée dans le courant de cette semaine dans la capitale. De 57% en 2006, il passe à 70% en 2012. La volonté de sortir de la pauvreté est donc bien ancrée chez les Malagasy. En face, le microcosme politique fait tout pour enfoncer la population dans la crise socioéconomique et ce, pour défendre les intérêts de partis et groupes politiques. L’intérêt général est passé aux oubliettes. Parmi cet intérêt général, on peut citer l’éducation. Car si les taux d’achèvement en primaire et d’alphabétisation s’améliorent, il n’en est rien du taux net de scolarisation. Il a subi une chute vertigineuse : de 96% en 2006, il passe à 69% en 2012 pour les enfants de 6 à 10 ans. Cette baisse de plus de 20 points est à attribuer à la crise qui secoue les ménages.

 

Même si les entraides familiales existent encore, elles ne peuvent pas tout faire. En effet, de plus en plus de ménages basculent dans la pauvreté ou s’appauvrissent encore plus.

 

Fanjanarivo

La Gazette

 

 

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