Elevage bovin : Des obstacles à son plein épanouissement

Publié le par Alain GYRE

Elevage bovin : Des obstacles à son plein épanouissement      

Mardi, 27 Mai 2014

53 000 têtes environ. Ainsi, le district d’Anjozorobe compte parmi les localités du pays les mieux positionnées en termes d’élevage bovin. Entendre, plus précisément, le développement de cette filière porteuse pour l’économie nationale si exploitée correctement. Nombreuses formes de dysfonctionnement, en effet, peuvent être rencontrées dans ce même secteur, rendant pratiquement inefficace la plupart des politiques et/ou actions publiques de développement préconisées depuis par les régimes successifs. Comme en témoigne, entre autres facteurs de blocage majeurs, l’insuffisance voire l’inexistence d’infrastructures adéquates au niveau des zones à cheptel important, pour ne citer que l’exemple d’Anjozorobe – ce qui est loin d’être un cas isolé sur l’île – qui n’a jamais disposé d’abattoir aux normes requises, jusqu’ici. Autant dire, à entendre Rakotonirainy Davida qui y exerce en qualité de vétérinaire sanitaire mandaté, que le district ne dispose d’aucun espace aménagé pour servir de … tuerie.

 

Prenant toujours le cas d’Anjozorobe, il faut dire que son cheptel est exposé à de sérieuses maladies bovines dont le charbon et la douve du foie. Des maladies cutanées qui surviennent justement en cette période précise de l’année, précise le vétérinaire du district. D’où, d’une part, les deux mois (mai et juin) consacrés aux vétérinaires dans cette localité, et de l’autre, la campagne annuelle antiparasitaire et de vaccination bovine ouverte officiellement dans la commune rurale de Mangamila en début du mois. Il s’agit d’une campagne de quatre mois mais qui se divise en deux parties égales : de mai à juin pour la première période, et d’octobre à novembre pour la seconde. Force est de reconnaître l’implication directe de la société AGRIVET dans la mise en œuvre de ce partenariat public/privé visant le plein épanouissement de la filière en question.

 

Comme objectifs à atteindre, la campagne cherche à accroître de manière significative le taux de vaccination au niveau du district. De l’ordre de 85% dans la mesure du possible, et suivant les différentes formes d’appuis de la part d’AGRIVET dans cette optique-là (fourniture d’équipements et autres produits indispensables, prix préférentiels). Tandis que l’autre défi à relever par les acteurs dans le cadre de ce partenariat porte sur l’augmentation du taux de traitement contre la douve du foie à 50%. A ce propos, le vétérinaire mandaté d’Anjozorobe note que tout dépend de la détection de la maladie pour pouvoir la traiter plus convenablement. Plus concrètement, le traitement ne nécessite que trois jours si elle est détectée avant toute complication possible de la maladie. Dans le contraire, l’éleveur aura à débourser pas moins de 10 000 Ar pour traiter chaque bovidé atteint de cette maladie. Ce qui est synonyme de charge financière supplémentaire difficile à satisfaire sans doute, pour le monde rural…

 

A.     D.

B.     La Gazette

Publié dans Revue de presse

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