Elevage de trépang : Une production de 4 millions de juvéniles prévue en 2014

Publié le par Alain GYRE

Elevage de trépang : Une production de 4 millions de juvéniles prévue en 2014

 

20/09/2013

 

Les techniciens du WWF avancent que le taux de survie de l’holothurie mise en grossissement au niveau des pêcheurs est de 75%. 

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L’holothuriculture ou l’élevage de trépang est bel et bien adoptée dans plusieurs villages des pêcheurs dans la région du Sud-Ouest de Madagascar. « Cette partie de l’île est le seul endroit favorable à ce genre d’activité », a soulevé Gaëtan Tsiresy, un chercheur océanographique au sein du WWF lors d’une conférence organisée par cette entité dans le cadre de la semaine de la Mer qui s’est tenue hier au Café de la Gare à Soarano. « Une société privée portant l’enseigne d’Indian Ocean Trépang vient de s’implanter dans cette région pour mener un projet pilote en matière d’holothuriculture. Elle prévoit de produire 4 millions de juvéniles de trépang en 2014 », a-t-il enchaîné.

 

Taux de survie. Notons que des organisations non gouvernementales travaillent en partenariat avec cet opérateur local pour la facilitation de la mise en ouvre de ce projet au niveau des pêcheurs. « Elles achètent les juvéniles de trépang auprès de la société et les revendent ensuite à crédit aux 37 groupes de pêcheurs ciblés. Ces derniers effectuent le remboursement après la première commercialisation de leurs produits », a-t-il expliqué. Indian Ocean Trepang projette de remettre 30% de sa production aux pêcheurs ciblés en vue d’un grossissement de l’holothurie dans le cadre de ce projet pilote. Il faut savoir que le cycle d’élevage de trépang est en moyenne de sept mois. Les techniciens prévoient que son taux de survie est de l’ordre de 75%. Le prix du trépang varie entre 3 000 Ariary et 6 000 Ariary suivant sa taille auprès des pêcheurs. La majorité de la production est destinée à l’exportation.

 

Algue rouge. A part l’holothuriculture, la région du Sud-Ouest est également favorable à l’exploitation d’algues. Initié par l’IHSM de Toliara et de la société Biomad en 1989 à Songeritelo, la culture d’algues rouges est maintenant une activité génératrice de revenus pour les pêcheurs. Plus de 400 ménages la pratiquent déjà. Les femmes s’y mettent aussi. L’algoculture est praticable pendant toutes les saisons. « Cette activité contribue à la diminution des pressions sur l’écosystème et à la reconstitution de cet écosystème en une nouvelle zone de pêche », a fait savoir Gaëtan Tovondrainy, un autre chercheur au sein de WWF. Mai elle a été abandonnée en 2002 et puis relancée par la société Copéfrito et le programme PACP huit ans après. L’espèce cotonii rouge introduite de Zanzibar a été lancée.

 

Navalona R

Midi Madagasikara

Publié dans Revue de presse

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