Entre brumes et lagons

Publié le par Alain GYRE

 

Entre brumes et lagons

 

 

01/02/13 |  Région Diégo

1-diego1.pngQuelques contrées présentent cette particularité à Madagascar, de pouvoir passer en très peu de temps d’un décor montagneux embrumé à celui de rivages ensoleillés. Rarement, cependant, les contrastes sont aussi marqués qu’aux alentours de la baie de Diego Suarez.

Encapuchonnés dans vos imperméables, vous admirez une gigantesque cascade qui dévale au coeur d’une exubérante forêt tropicale. Vous séjournez dans le massif de la montagne d’Ambre qui culmine à 1 475 m et recueille 3 500 mm de pluie par an. Le réservoir d’eau de la ville de Diego Suarez est composé de lacs de cratères noyés dans une végétation dense où abondent lémuriens, oiseaux et caméléons. En quittant ce parc national géré par Madagascar National Parks et après avoir traversé la petite bourgade de Joffreville, récemment rénovée et qui dispose de nombreuses belles cases créoles et maisons coloniales, près de la baie de Diego Suarez, vous pourrez, dans moins d’une heure, bronzer sur l’immense plage de Ramena : ambiance estivale garantie grâce aux quelques bars et restaurants qui jalonnent la plage.

Là réside un des atouts de cette région la plus septentrionale de la Grande Ile : la baie de Diego Suarez, la deuxième plus grande baie au monde après celle de Rio de Janeiro, offre en ses alentours immédiats des sites aux charmes changeants. Si la mer d’Emeraude, les baies (des Sakalava, des dunes et des pigeons…) et la montagne d’Ambre attirent déjà bon nombre de visiteurs, l’archipel de Nosy Hara à l’ouest demeure méconnu, à l’exception des adeptes de… l’escalade qui trouvent ici les conditions idéales pour exercer leur passion.

Ces petites îles qui s’égrènent sur des hauts fonds à quelques encablures de la plage d’Ampasindava sont de véritables joyaux. Il s’agit, en effet, de petits massifs de Tsingy, ourlés de plages de sable blanc. Les sombres rochers volcaniques érodés depuis la nuit des temps par les pluies et les vents, présentent une succession de pointes acérées qui contrastent avec les eaux turquoise translucides qui baignent cet archipel offrant un spectacle étonnant. Pour ceux qui rêvent de dépaysement total, il est même possible de dormir dans des chambres troglodytes avec vue imprenable sur le lagon.

Revenons aux alentours de la baie de Diego Suarez, dominée par le massif de la montagne des Français. Dans quelques recoins perdus de cet immense dédale de monts et vallées, il est, ici, possible de bivouaquer au sommet de manguiers centenaires en de confortables bungalows !

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La baie de Diego Suarez ne cesse de surprendre et de ravir aussi bien les amoureux d’une nature préservée que les sportifs. Rappelons qu’outre la plongée ou la pêche au gros, grâce au varatraza (alizé) qui souffle six à huit mois par an, Diego Suarez est considéré comme un « spot » mondial pour l’exercice du windsurf et kitesurf. Quelques sauts sur la crête des vagues avant de retrouver les sentiers escarpés sillonnant une toute proche forêt tropicale humide.


Propos recueillis par Richard Bohan
(article publié dans no comment magazine n°37 - Fevrier 2013 ©no comment éditions)

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Publié dans Revue de presse

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