Esclavage moderne – Le travail domestique des enfants en est la pire forme

Publié le par Alain GYRE

 

Esclavage moderne – Le travail domestique des enfants en est la pire forme

 

L’esclavage moderne dont la traite de personnes existe bel et bien à Madagascar et c’est même devenu un fléau social, d’après Norotiana Jeannoda, présidente du Syndicat des professionnels diplômés en travail social (Spdts), lors de la cérémonie de commémoration des victimes de l’esclavage effectuée hier au CMDLAC Anlakely. Une occasion effectivement pour faire part de la situation actuelle dans la Grande Ile en matière de traite de personnes. Selon les informations reçues, il existe de nombreuses formes de traites de personnes pour ne citer que la traite sexuelle à but pécuniaire, la traite des domestiques qui est effectivement la pire forme de travail des enfants à Madagascar, la traite par le travail, par le biais d’adoption illicite, par le mariage forcé ou arrangé, par la mendicité, par le trafic d’organes… Des faits courants au sein de la société mais peu les considèrent comme des formes de traites de personnes. Le fait est que certaines victimes elles-mêmes y sont consentantes ou ne sont pas conscientes de l’exploitation dont elles font l’objet. Faute de moyens, les enfants ne vont plus à l’école, leurs parents préfèrent les faire travailler pour les aider à pourvoir aux besoins du ménage. Et pourtant, tout travail des enfants et adolescents de moins de 18 ans est strictement interdit par la loi et l’Etat est dans l’obligation de lutter contre pour faire valoir les protocoles d’accord signés pour le respect des droits de l’Homme », explique-t-elle.

 Par ailleurs, nombreux se laissent tenter par les offres alléchantes. « On parle de traite de personnes quand le travail en question implique les enfants ou se transforme en exploitation », poursuit Norotiana Jeannoda. Les victimes ne sont souvent au courant de la vraie condition qu’une fois impliquées, selon toujours les informations. Concernant par exemple les travailleurs migrants, les agences ou les intermédiaires leur proposent des offres qui ne se refusent pas et c’est seulement à leur arrivée à destination qu’ils s’aperçoivent qu’ils ont été dupés. La responsable a souligné que l’impunité, le manque d’éducation, la méconnaissance de la loi et du droit, la coutume, l’entrée facile sur le territoire de Madagascar, les négociations à l’amiable, la crise économique, la corruption… sont des facteurs favorisant la traite de personnes à Madagascar. Il est en effet important de renforcer la sensibilisation et la mesure de protection, d’appliquer la loi comme il se doit, de lutter contre toute forme de corruption et contre l’impunité. Les victimes sont également tenues de faire des signalements ou même de dénoncer si nécessaire.

 

 

 

Ericka

Madagascar Matin

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