Exportation : Le girofle à 16 000 Ariary le kilo aux producteurs

Publié le par Alain GYRE

Exportation : Le girofle à 16 000 Ariary le kilo aux producteurs

 

11/10/2013

 

La filière girofle tient bon malgré la crise et peut, du coup, sauver en partie l’économie minée par ces longues années de crise

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En début de campagne, les professionnels de la filière girofle s’attendaient à une flambée des prix ; mais finalement la logique du marché l’a emporté. « Le cours du girofle auprès des producteurs est de 16 000 ariary le kilo » nous a confié un exportateur. Et celui-ci de continuer que finalement que l’année dernière, le prix était pratiquement le même. En ce qui concerne la production, elle est estimée à 6 000 tonnes cette année. En somme le marché affiche une stabilité jugée favorable par les professionnels du girofle.

 

Bonne position. En effet, les exportateurs notamment redoutent une forte montée des prix, dans la mesure où cela incite les producteurs à procéder à une cueillette excessive des feuilles de girofle. Et ce, compte tenu du fait que les feuilles de girofle de Madagascar ont une forte proportion d’eugénol utile pour la production d’huile d’essences de girofle. Or, les scientifiques s’accordent à reconnaître que la cueillette excessive des feuilles peut entraîner à moyen terme une baisse de la production. Quoi qu’il en soit, avec une part de marché de 20%, Madagascar est encore en bonne position sur le commerce mondial du girofle. La production malgache est exportée principalement à Singapour, en Inde, au Vietnam, aux Emirats Arabes Unis et aux Etats-Unis. Le girofle malgache provient notamment des régions Analanjirofo, SAVA, Diana ainsi que dans la partie Sud-Est du pays.

 

80 000 ha. Selon les données du ministère du Commerce, la valeur FOB de l'exportation de girofle était de 370,5 milliards Ariary en 2012. Alors qu’elle était de 65,7 milliards Ariary en 2010, et 326 milliards Ariary (163 millions USD) en 2011. La filière girofle fait vivre près de 20 000 planteurs occupant environ 80 000 ha de surfaces cultivables. L’un des grands problèmes auxquels doivent faire face les planteurs de girofle, est probablement les maladies que peuvent provoquer les parasites animaux dont l’Andretsa. Heureusement que des dispositions phytosanitaires ont été prises et généralement la maladie peut être traitée par simple repérage des galeries, puis un élagage. Le traitement biologique se fait également assez facilement. Le tout est de bien conscientiser les intervenants de cette filière qui, au même titre que la vanille, joue un rôle important dans l’économie du pays.

 

R.Edmond

Midi Madagasikara

Publié dans Revue de presse

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