Exposition: Le souvenir sublimé de Monique Bauer

Publié le par Alain GYRE

Exposition : Le souvenir sublimé de Monique Bauer

colline-bleue.jpg

La colline bleue de Monique Bauer fascine cette dame venue découvrir son exposition au Cite Ambatonakanga, hier en fin d’après-midi

Vingt photos d'un lointain ailleurs, d'une île si grande... vingt photos qui ne sauront dire ce qu'est Madagascar. Une exposition à visiter.

Monique Bauer, an­cienne diplomate fran- çaise et auteure du livre, « D'une île l'autre: regard sur Mada­gascar », expose vingt clichés au Cite Ambatona­kanga jusqu'au 19 décembre. De la colline bleue d'Ambohimanga à la Cité industrielle de Mantasoa, la photographe nous fait découvrir des endroits certes connus, mais qui se révèlent être un territoire enchanté. Des textes poétiques accompagnent les clichés pour plus d'enchantement.
« Sur la colline bleue où se sont réunis la tombe et le berceau du royaume oublié... », extrait des contes Imériniens d'Alfred Chaumel, s'annonce comme un survol historique. La photo saisit le mystère de cette terre sacrée, colline de légende, berceau de la monarchie Merina. Une pérégrination qui évoque un autre Madagascar, loin des images touristiques.
Au pays des rêves
« Mantasoa, le lac artificiel et le rêve immobile entre terre et eau » est une invitation à découvrir la contrée tranquille de Mantasoa, « confins orientaux de l'Imerina ». « Sur les traces de Jean Laborde », se veut un peu plus poétique pour révéler la beauté immuable (Soatsimanampiovana) du site. Les clichés nous font découvrir une « porte double cadenassée, à la peinture écaillée » et « un escalier en pierre, encore majestueux ».
Une autre ville enchanteresse ! Antsirabe. Telle une fenêtre ouverte, le cliché donne à voir la beauté du vaste jardin devant la gare avec, au fond, des collines embrumées. Le temps suspendu, et nous voilà à Ampitatafika, à la gare, où il fait gris et tout paraît triste. Il vient de pleuvoir. D'une double porte entrouverte, on admire les poudroiements de lumières jetés sur une étendue de rizière verte et les silhouettes de village.
La fascination de la photographe pour la mer se révèle dans une série de clichés de pirogue. Un bout de pirogue qui perce l'océan, Nautilus II à la peinture bleue écaillée ou encore le gigantesque porte-conteneur, Renée Delmas. Sur une autre photo, un long quai en pleine mer, sur lequel se disputent les gros nuages avant le coucher du soleil. Splendide spectacle ! Tandis que la couverture de l'ouvrage joue avec l'ombre et la lumière pour rappeller un port lointain.

Domoina Ratsara

Mardi 18 decembre 2012

L’Express

Publié dans Revue de presse

Commenter cet article