Exposition – Les « Sakalava » au Louvre

Publié le par Alain GYRE

Exposition – Les « Sakalava » au Louvre

L’association «Koezy» met en avant l’histoire des Sakalava et sa culture

 

20.06.2014

 

Une installation sur le groupe humain Sakalava se déroule, depuis hier, au Louvre, à Antaninarenina, jusqu’à demain. Sur les traces des Sakalava.

 

Le groupe humain Saka­lava incarne la discipline. À se fier à l’exposition « Boeny terre royale » depuis hier au Louvre, à Antaninarenina, son historique puissance n’est pas due à un simple hasard. L’association

« Koezy», basée à Mahajanga, composée de membres issus des quatre coins de la Grande Île se trouve derrière cette installation.

« Nous avons eu conscience que le vrai développement doit s’intégrer dans l’identité culturelle. Et c’est dans les rites traditionnels que se trouvent les valeurs », annonce Heritiana Andrianasolo, chef de file de cette association.

La cérémonie du « Fanompoam-Be » ou bain des reliques royales se tiendra le 14 juillet. En présence du roi Sakalava, Richard Djaofeno, « Boeny terre royale» a sillonné les grandes étapes de ce rite sacré. Partant des symboliques, de différentes étapes de réalisation jusqu’aux expressions artistiques composent l’ossature du « Fanompoam-Be ». Au centre de l’installation se trouve une miniature du village sacré « Doany ». Plusieurs danses ont aussi été révélées aux visiteurs. La panoplie de la chorégraphie Sakalava est assez riche, avec la danse Bahosa, Ambio, Rebiky, Mila Biby et d’autres encore. Tout comme les tissus, comme le Patry Gony, le Sobahya, réservés aux dignitaires royaux, et le Salovana.

Structure quotidienne

Au fur et à mesure des explications du monarque Richard Djaofeno, converti pour l’occasion en commissaire d’exposition explique. « Nous nettoyons la cour du Doany au mois d’avril, ensuite la cour extérieure et enfin les alentours. Simple, car la saison des pluies s’arrête et aussi pour nous preserver des maladies ».

Un rite domestique loin de toute considération mystique et cela se fait depuis des siècles. Dans la prise du « Fandrama » ou le miel, un symbole sacré de la cérémonie, des bouts de tissus blancs sont posés dans un périmètre de la forêt sacrée.

Les riverains arrêtent ainsi de prendre le miel. Après, la prise est ouverte à tous. Autant d’exemples démontrant la valeur d’un groupe humain. Suzy Andrée Ramamonjisoa, docteur en psychologie, membre titulaire de l’Académie nationale malgache, met en avant que « La théocratie Merina et Sakalava présentent des analogies ». Cette chercheuse est une spécialiste d’Andriamisara rapporté à la société d’aujourd’hui. Toute une galaxie conceptuelle. Les spécialistes s’étaient réunis hier dans l’admiration d’un groupe humain fort et bien structuré.

Ce qui va limiter les visiteurs jusqu’à demain, dernier jour de l’installation, sont les explications sur les affiches qui survolent seulement les points importants. Sans un guide, la profondeur sera minimisée.

Maminirina Rado

L’Express

Publié dans Revue de presse

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