Farafangana: La culture d'igname, un grand potentiel

Publié le par Alain GYRE

Farafangana: La culture d'igname, un grand potentiel       

Mardi, 10 Septembre 2013

 

Les ignames figurent parmi les principaux produits de l'agriculture dans plusieurs pays africains dont Madagascar.

 1 Igname DC t 800

Dans la Grande Ile, les ignames cultivées qui ont été introduites avec la banane par les premiers migrants, sont actuellement des plantes négligées et leur culture a périclité aux dépens du riz ou d'autres tubercules plus faciles à cultiver et pourtant moins intéressants du point de vue nutritionnel comme le manioc ou la patate douce.

 

Dans le cadre d'une politique de valorisation de l'agrobiodiversité et de diversification des produits d'alimentation telle que pratiquée à Madagascar, l'igname constitue, en plus de la culture du riz, un autre aliment de base dans certaines régions. À Farafangana, les ignames sont intégrées dans le régime alimentaire local, eu égard à ce que la production y est suffisante et considérable. Dans cette région, les paysans cultivent en abondance l'igname des sables (" oviampasika " ou " ovi-pasy ", nom vernaculaire donné au D. alata).

 

En général, toutes les ignames cultivées sont utilisées comme aliment de base remplaçant le riz, comme c'est le cas dans le Sud-est de Madagascar mais surtout, elles servent de supplément au riz ou d'en-cas ou peuvent remplacer le riz en période de soudure. Les populations qui connaissent les ignames s'entendent toutes à dire que les ignames ont meilleur goût par rapport aux autres tubercules, qu'elles ont la qualité de mieux rassasier et donc d'être plus intéressantes pour s'attaquer aux travaux des champs. Grace à la valeur nutritionnelle et surtout à l'abondance de la culture de l'igname dans la région, plusieurs associations locales essaient de trouver les moyens pour mieux conserver les produits qui sont très cumulées lors de la récolte. C'est ainsi que l'association des femmes appuyées par des organismes transforment l'igname entre autre en produits séchés et en farine. Le but de cette activité est de maîtriser les différents usages de l'igname afin de lutter contre la malnutrition. Comme les produits sont nombreux, l'on essaie autant que faire se peut de maîtriser d'autres façons de les conserver pour qu'on puisse les utiliser pendant les autres saisons. A cet effet, plusieurs familles sont appuyées d'une part, pour assurer l'amélioration de leur sécurité alimentaire et d'autre part, pour un renforcement des capacités productives et organisationnelles des exploitations familiales.

 

Dans tous les cas, les ignames restent pour la majorité de la population malgache, des aliments négligés. C'est la raison pour laquelle l'équipe du Projet Ignames a travaillé tout au long du projet en collaboration avec le Programme Saha d'Inter-coopération Suisse pour faire connaître les différentes formes d'ignames,  pour en faire la promotion par des concours culinaires, par des participations à des foires agricoles. Cette collaboration s'est aussi étendue avec le programme qui intervient maintenant dans la culture d'igname au sein du corridor forestier Fandriana-Vondrozo.

 

 

 

R.V

La Gazette

 

Publié dans Revue de presse

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