Festival à Miandrivazo: professionnaliser la filière haricot sur tous les plans

Publié le par Alain GYRE

Festival à Miandrivazo: Professionnaliser la filière haricot sur tous les plans

     

 

Jeudi, 20 Septembre 2012

L'économie de la région Menabe, plus précisément à Miandrivazo tourne autour de plusieurs secteurs tels que l'agriculture, l'élevage, la pêche et le tourisme.

Mais la filière agriculture est la plus pratiquée par la majorité de la population locale. " En plus de la culture de riz, de poids du cap, d'arachide, de maïs, de manioc, de la lentille, de tsiasisa et de la patate douce, de haricot caractérise encore la base de l'économie locale ", a confié Randriamananjary, secrétaire générale de la plateforme haricot (Pfh) hier lors d'une conférence de presse donnée à l'hôtel du Louvre.

À cette occasion, elle a précisé que la culture occupe une place importante dans l'économique locale et partant, dans le développement de la région. " Parce que la région produit beaucoup d'haricots et en exporte même. Il fut un temps où Miandrivazo a produit plus de 6000 tonnes de haricots par an ", a expliqué pour sa part Raharijaona, vice-président de la plateforme. Mais cette année la production a diminué à cause du manque de pluie. Pourtant, dans les années passées, la qualité de la production de haricot s'est améliorée grâce aux aides de la plateforme ainsi que des organismes à savoir le Saha et le Fofifa. Car ces derniers effectuent des analyses sur l'amélioration des semences. Et depuis, les qualités de haricots ainsi que leur calibrage restent encore les meilleurs par rapport aux autres pays (Chine, Argentine…), qui exportent en France. L'un des avantages de la Grande Ile en général et de la région en particulier est l'utilisation d'engrais bio. A cet effet, l'haricot produit dans le pays à Miandrivazo a la particularité d'avoir un goût spécifique et bon à manger.

La plantation de haricots est avantageuse pour la population dans la zone. Car non seulement le prix de vente est abordable, mais il est (plus) facile à cultiver. Cette année, le prix du kilogramme de haricot varie de 1200 à 1300 ariary. Un prix qui dépend également de la demande. En général, les fournisseurs les achètent dans le but de vendre dans le marché local et encore plus dans le marché extérieur.

Par ailleurs, étant donné la place occupée par la production de haricot dans la zone, la Pfh a décidé d'organiser une grande rencontre entre paysans, opérateurs, collecteurs ainsi que les partenaires dans le domaine de l'agriculture, à travers une foire annuelle dénommée " Festival Laingon'i Betsiriry " dont la première 1ère édition se tiendra les 4, 5 et 6 octobre 2012 à Miandrivazo. En fait, le but c'est de développer et promouvoir la culture de haricot. Autrement dit, la foire vise à professionnaliser la filière haricot sur tous les plans, c'est-à-dire à partir de la production agricole vers la commercialisation. Ce sera également une rencontre entre les opérateurs du secteur, et une opportunité pour vendre et décrocher des contrats commerciaux.

Rappelons que le Pfh depuis son existence appuie les paysans dans le développement de la plantation, en les initiant des nouvelles techniques de plantation. Aussi, il sensibilise les agriculteurs sur les choix des semences, qui doivent être suivis les normes et les qualités, pour qu'ils puissent bénéficient d'une bonne production.

Selon l'organisateur, plus de 50 stands seront présents pendant la foire. En plus des paysans travaillent dans la filière haricot (producteurs, semenciers,…) seront mobilisés, et ils présenteront leurs échantillons. Et pour que ça soit plus professionnel, des opérateurs dans les domaines respectifs seront présents. Notons que pendant les 3 jours de festivité, des conférences-débats et des manifestations culturelles et sportives orneront la 1ère édition de la foire de haricot.

R.V.

La Gazette

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