Fête nationale: Les drapeaux boycottés

Publié le par Alain GYRE

Fête nationale: Les drapeaux boycottés

Mercredi, 25 Juin 2014

 

                                                                                                                         

A J-1 de la fête nationale, célébration des 54 années d’indépendance de notre pays, on s’attendait à voir la ville d’Antananarivo décorée par le drapeau malgache et que partout où nous tournons nos yeux, nous pourrions voir les couleurs blanche, rouge et vert de notre emblème national.

 

Bien  malheureusement à 24h de cette date hystorique, la réalité est tout autre. Les maisons qui n’ont pas brandi le drapeau sont plus nombreuses que celles qui l’ont mis. Eriger le drapeau malgache durant la période de la fête nationale est un symbole pour exprimer le patriotisme et la solidarité d’une nation.

 

Par contre, les bâtiments se trouvant au bord des grands axes routiers de la ville respectent pour la plupart les drapeaux bien que certains ne s’en soucient guère.  Environ pour 6 maisons sur 10, on peut voir des drapeaux. Ceci étant, il suffit d’entrer un peu plus dans les quartiers pour comprendre l’étendue du  je m’en foutisme  qui règne dans notre pays. Car à l’abri des regards, au cœur de ces quartiers, en moyenne, seules 3 maisons sur dix mettent des drapeaux. Eric un locataire du quartier d’Anosivavaka faisant partie de ceux qui ont boycotté le drapeau nous partage son point de vue « je pense que mettre un drapeau ou non est facultatif, le patriotisme doit d’abord être observé au niveau des dirigeants, le fait que je mette un drapeau ou non sur ma véranda n’aura pas d’incidence sur le pays tandis que chaque geste des dirigeants a un poids ». Bien malheureusement pour notre patrie, nombreux sont ceux qui sont de même avis que lui, sous pretexte que les dirigeants ne font rien, le petit peuple aussi réfuse également d’honorer le pays. D’autres plus responsables ne rejettent pas la faute aux autres mais assument leur manquement et l’excuse tant bien que mal. « C’est à peine si je peux acheter du riz pour nourrir ma famille et voila qu’on me demande de mettre un drapeau » s’indigne cette mère de famille qui a de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. Comme de coutume, nombreux sont ceux qui prennent la pauvreté comme motif au manquement de leur devoir.Et pourtant, comment pouvons-nous exiger des nos dirigeants de faire prévaloir l’avantage du peuple avant les leurs alors que nous-mêmes nous ne démontrons pas par un geste aussi simple que mettre un drapeau notre amour pour Madagascar ?æ

Publié dans Revue de presse

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