Filière bambou: vers la création de plus de 200 micro-entreprises rurales

Publié le par Alain GYRE

Filière bambou : Vers la création de plus de 200 micro-entreprises rurales

     

 

Vendredi, 21 Septembre 2012

On peut transformer le bambou sous forme de plancher, de meubles, de papier, de textile, d’aliments et de charbon.

Il peut se substituer aux bois d’œuvre. C’est le bambou. une plante rustique, à croissance rapide, poussant sur des sols pauvres et qui arrive à maturité après seulement quatre ans.. L’ONG Bararata en partenariat avec des experts indiens de l’INBAR (Institut International de recherche sur le Bambou et le Rotin), a développé cette filière depuis 2011 en produisant 150 000 jeunes plants de bambou dans quatre pépinières-mères avec la formation de 30 encadreurs des artisans au niveau des régions d’Analamanga et d’Itasy. « Notre objectif pour cette année est de contribuer à la création de plus de 200 micro-entreprises rurales dont une soixantaine dans la production de jeunes plants, avec nos partenaires actuels », a déclaré Hanta Rabetaliana, le directeur exécutif de l’ONG Bararata lors de la célébration de la Journée Mondiale du Bambou.

Pionniers. « Et la promotion de cette filière Bambou sera effective si le secteur privé y trouve son intérêt », a-t-elle rajouté. A titre d’illustration, l’entreprise franche Madagascar Bambou, basée à Tamatave avec 90 employés figure parmi les pionniers. Elle fabrique des parquets et meubles vernissés en bambou destinés à l’exportation après avoir collecté des bambous géants auprès des villageois. Ses plantations de bambou compensent aussi l’émission de gaz carbonique de l’usine de production. L’exemple de l’Inde et de la Chine sont aussi révélateurs de l’intérêt économique du bambou. Cette dernière plante, 3 000 000 ha de bambou dont la transformation sous forme de meubles, de planchers, de charbon, de papier et d’aliments, génère plus de 40 milliards USD/an, soit 2,000 USD/habitant. En outre, « la production de charbon actif ou de textile à base de fibres de bambou constitue des perspectives intéressantes pour le secteur privé », a évoqué Hanta Rabetaliana.

Synergie entre les acteurs. Par ailleurs, l’ONG Bararata qui a déjà étendu ses activités dans les régions de Haute Matsiatra, de Vatovavy Fitovinany et de SOFIA, vulgarise le charbon de bambou, un substitut possible au charbon d’Eucalyptus, avec des foyers améliorés. Elle poursuivra la production de jeunes plants de bambou à des fins de plantations individuelles ou communautaires et le renforcement de capacité des artisans ainsi que les activités de recherche et développement. Notons qu’un jeune plant de bambou de l’espèce Dendrocalamus strictus, produit une touffe pouvant avoir une quarantaine de tiges entre 8 et16 m avec un diamètre compris entre 2,5 et 8 cm. L’ONG projette également de planter 2 000 ha de bambou dans les prochaines campagnes de reboisement avec tous ses partenaires comme le PROSPERER.

Navalona R.

Midi Madagasikara

Publié dans Revue de presse

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