Filière langouste – Des zones de conservation en place

Publié le par Alain GYRE

Filière langouste – Des zones de conservation en place

 

18.08.2014

 

La production de langoustes présente une tendance à la diminution dans la région Anosy. Des balises ont été mises en place.

 

De 300 tonnes en 2009 à 75 en 2014. Ces chiffres avancés par la Direction régionale des ressources halieutiques et de la pêche de la région Anosy amènent à l’hypothèse d’une tendance à la baisse de la production de langoustes dans cette localité. Face à la situation, une réduction des efforts de pêche est recommandée aux pêcheurs. Un consensus a été ainsi trouvé sur la mise en place de zone de conservation. « En général, la courbe de production de langoustes se présente en dents de scie. Elle se rapporte principalement à la période de ponte. Néanmoins, elle oscille aux environs des 300 tonnes par an. Si nous nous référons aux deux nom­bres cités, nous tombons sur l’hypothèse que la production est en baisse », déclare Chrysos­tophe Razafi­mandimby, directeur  régional des ressources halieutiques et de la pêche à Tolagnaro.

 Au début de l’année, deux zones pilotes ont été mises en place à Sainte Luce et Itampera. Ces dernières ont été identifiées en collaboration avec la communauté des pêcheurs. Pendant une certaine période, la pêche y est interdite pour permettre aux langoustes de se reproduire.

Vers la pêche artisanale

« En plus de la fermeture annuelle qui s’étale d’octobre à décembre, nous avons décidé l’interdiction de la pêche sur des deux zones, de janvier à juillet. Pendant deux mois, août et septembre, la pêche est réouverte, et puisqu’il s’agit de zones pilotes, nous allons faire un suivi des résultats », ajoute le directeur régional. Toujours en concertation avec les communautés des pêcheurs, des duplications dans d’autres localités ou des rotations de fermeture seront appliquées si les résultats obtenus sont positifs. Outre la création de zone de conservation, d’autres actions sont également lancées. En partenariat avec la compagnie minière Qit Madagascar Minerals et l’Ong Aquatic service, des formations techniques sur différents modules et des appuis en matière d’équipements sont dispensés aux pêcheurs. Il s’agit entre autres de les initier à l’embarcation motorisée afin qu’ils puissent diversifier leurs produits.

 Frederic Lemazava, coordonnateur des relations et développement communautaire auprès du QMM a de son côté avancé que pendant dix huit mois de mise en oeuvre du programme, d’autres activités comme la recherche de débouchés nationaux et internationaux sont également prévues. Convaincus de la nécessité du basculement de la pêche traditionnelle vers la pêche artisanale, les pêcheurs revendiquent la mise à leur disposition de plus de navires motorisés. « Avec la construction du port d’Ehoala, nous avons subi des changements dans la réalisation de nos activités. La société minière s’est engageé à nous appuyer, elle a promis de nous donner cinq navires motorisés mais jusqu’à présent nous n’avons obtenu que deux et en plus, nous les avons attendus depuis janvier. Nous réclamons les trois autres . En principe, il nous en faut même plus pour les neuf associations mais la société a avancé officiellement qu’elle ne nous donnerait que cinq», fait remarquer Arsène Mara, président de l’association Apelifo regroupant les pêcheurs.

 

Lantoniaina Razafindramiadana

L’Express

Publié dans Revue de presse

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