Filière litchis: 16 000 t à exporter pour 2012-2013

Publié le par Alain GYRE

Filière litchis: 16 000 t à exporter pour 2012-2013

     

 

Vendredi, 12 Octobre 2012

La quantité prévue pour l’exportation ne varie pas beaucoup d’une année à l’autre.

Cette année, le ministère du Commerce estime qu’elle devrait se situer entre 15 000 et 16 000 t, contre un peu plus de 15 000 t en 2010-2011. Ce département avance que cette année, la qualité devrait être au rendez-vous, surtout pour les fruits provenant des plantations et des arbres fruitiers entretenus par les paysans. Il affirme aussi que les opérateurs du secteur entendent maintenir les prix au niveau de ceux de la dernière campagne. En 2011, il faut rappeler que les exportateurs étaient obligés d’acheter au prix fort, soit jusqu’à 1 200 Ar/kg. C’était à cause de la baisse de la quantité et de la qualité des litchis. Les fruits étaient en majorité de petit calibre et ne répondent pas ainsi au besoin des importateurs. Pour l’heure, la date d’ouverture de la campagne n’est pas encore connue. Les litchis de Madagascar ont l’avantage d’arriver sur le marché européen avant la fête de Noël. Mais ils sont de plus en plus concurrencés par des produits de qualité en provenance de La Réunion. Certes, l’île voisine n’en produit pas autant que la Grande Ile mais elle propose des bons produits. Et en décembre 2011, les litchis de La Réunion se vendaient en France à plus de 24 euros/kg, contre 5 à 8 euros pour ceux de Madagascar et d’Afrique du sud. De plus, les litchis de Madagascar sont soufrés et ne présentent pas toujours une belle couleur rouge, contrairement à ceux de l’île voisine. L’Afrique du sud a le même problème que la Grande Ile mais il faut aussi remarquer qu’elle ne peut débarquer ses produits sur le marché européen que vers janvier. Quoi qu’il en soit, Madagascar devrait aller à la recherche de nouveaux débouchés et voir comment arrêter le soufrage car en 2010, l’Union européenne a déjà lancé un avertissement sur ce procédé. Les débouchés en question peuvent ne pas se limiter uniquement à des nouvelles destinations. Ils peuvent aussi porter sur la transformation. Mais les incertitudes de la crise politique et le manque d’habitude à investir font qu’au lieu d’investir dans la transformation, la plupart des riches et nouveaux riches du pays préfèrent pavaner en 4x4 rutilants comme les Hummer, se faire construire de belles villas…

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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meranthe.c 16/10/2012 18:01

16000t pour noël ça devrait aller !!!