Filière poivre: Un potentiel d’exportation de 20 000 t

Publié le par Alain GYRE

Filière poivre: Un potentiel d’exportation de 20 000 t

     

 

Lundi, 18 Mars 2013

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2 000 tonnes de poivre exportées par an, alors que le pays pourrait écouler jusqu’à 20000 tonnes. La filière regorge encore d’importantes opportunités.

Le poivre n’est pas uniquement utilisé comme condiment. L’ajout de poivre dans certains médicaments en accroît l’efficacité. Il est également utilisé dans l’industrie de la parfumerie. Dans le courant de la semaine dernière, le ministre du Commerce Olga Ramalason était à Farafangana et a noté les progrès des planteurs. Elle a visité trois champs de poivriers dont un champ traditionnel. Elle a particulièrement apprécié le changement sur le champ de Jean Yves Ranivomiadana : après le passage des techniciens de l’International pepper community (IPC) dans la zone en juillet dernier, ce planteur a changé sa technique. Sur cette période, le ministère a rendu une première visite dans le Sud-Est pour dresser un état des lieux de la production. Il a été accompagné par ces techniciens de l’IPC qui ont donné des conseils aux planteurs. C’est ainsi que la plantation citée ci-dessus compte maintenant 2 300 pieds gérés et soignés selon les standards modernes devant déboucher sur la maîtrise des maladies et l’optimisation de la production.

Le poivrier a besoin d’un tuteur pour pousser convenablement. Sur une plantation traditionnelle, il pousse sur des arbres au hasard. Ce qui ne facilite pas la récolte. De plus, les ouvriers arrachent les plants et ne les pérennisent donc pas. Avant que le ministère s’occupe du développement de la filière, un des opérateurs de cette filière avec plus de 5 000 pieds affirme qu’il a dû lui-même mener ses propres recherches pour tester et identifier les tuteurs les plus appropriés et gérer les tuteurs pour qu’ils n’entrent pas en concurrence avec le poivrier. Cet opérateur déplore l’éloignement des centres de recherche de la zone de production ainsi que le manque de recyclage des techniciens locaux dont les pratiques ne sont pas toujours adaptées aux conditions locales. Le ministère avance pourtant que plantés convenablement, les poivriers vivent et produisent pendant plus de 50 ans avec un rendement 4 fois plus important que celui d’une plantation traditionnelle. Ainsi, un paysan qui respecte les normes pour le soin du poivrier peut vivre de sa récolte annuelle qui a lieu en mars.

Le Sud-Est fait partie des régions les plus pauvres, d’autant qu’il est fréquemment touché par les cyclones. La promotion des produits de rente devrait contribuer à son développement. Le ministre précise : « Si nous considérons la promotion du commerce, nous ne nous arrêtons pas à la commercialisation. L’aspect qualité du produit doit être amélioré à travers de meilleures techniques de production, davantage de soutien aux paysans producteurs, et plus de professionnalisme de la part des opérateurs dans la filière ». Lors d’une réunion avec les opérateurs de Farafangana, le ministre les a sensibilisés à œuvrer davantage pour la filière. Elle note que le climat est favorable, les surfaces cultivables sont larges, les demandes sont importantes, et que les opérateurs ont la possibilité de produire. En décembre dernier, son département a organisé un atelier national pour la valorisation de cette filière, au cours duquel le pays a signé son adhésion à l’IPC comme membre associé.

La Gazette

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