Filière rizicole: Madagascar a un faible dans la production

Publié le par Alain GYRE

Filière rizicole: Madagascar a un faible dans la production

     

 

Lundi, 23 Juillet 2012

Environ 130 kg/habitant. Soit, des besoins annuels de l'ordre de 2 600 000 tonnes pour Madagascar, en matière de riz blanc prêt à consommer.

Or, avec une capacité de production généralement évaluée seulement à autour 4 tonnes à l'hectare, le pays se voit annuellement obligé d'importer du riz pour satisfaire les besoins de sa population. Quelque 200 000 tonnes par an, selon Lanto Andriamamonjy, coordonnateur de Bucas Ecar qui, le week-end dernier, venait de réaliser la troisième édition de l'évènement national dénommé " Festival des riziculteurs ". Sur le même point, ce responsable apparemment passionné de la promotion de la filière rizicole de faire remarquer qu'en moyenne, la production locale est de 4 750 000 tonnes par an ; et que sur les 20 millions d'habitants sur l'île, environ deux millions de ménages interviennent dans le domaine de la production rizicole.

En faisant l'analyse de ces quelques données chiffrées, il apparaît que Madagascar a besoin d'accroître sa production rizicole, et de façon plus ou moins considérable s'il veut atteindre une certaine autosuffisance dans le domaine. Seulement, comment par quels moyens ? Premièrement, la réalisation de ce genre de projet agricole devrait être enclenchée par l'élargissement des terrains cultivables ; mieux, l'introduction ou l'application de nouvelles techniques agriculturales pourrait également constituer un autre atout dans ce sens l'autosuffisance en matière rizicole dans le pays, Par ailleurs, le coordonnateur de Bucas Ecar propose, à l'endroit de l'ensemble des riziculteurs locaux, d'expérimenter les nouvelles techniques agriculturales plus adaptées, d'une manière générale, aux exigences ainsi qu'aux conditions climatiques du moment.

Parmi ces méthodes qui promettent des rendements plus encourageants figure, d'après les confidences de Lanto Andriamamonjy, une meilleure préparation des superficies à cultiver ; " par l'usage, entre autres produits servant d'engrais, de la composte qui présente un certain nombre d'avantages en ce sens qu'elle ne contient pas d'éléments chimiques ". Sinon, toujours selon notre interlocuteur, il faudrait également regarder de plus près la qualité des semences " car cultivées sur place, certaines d'entre ces dernières, notamment celles importées, supportent mal les différentes conditions locales ". " Parfois, il arrive aussi que les semences hybrides sont à l'origine de diverses maladies pour la culture, et autres difficultés que les paysans ont à gérer par eux-mêmes ".

A.D.

La Gazette

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