Filière soie: Madagascar en 5ème position mondiale

Publié le par Alain GYRE

Filière soie: Madagascar en 5ème position mondiale       

Vendredi, 25 Avril 2014

La soie de Madagascar se positionne sur un marché niche, mais celui-ci est en croissance.

 

De plus, le pays est au 5ème rang sur le marché mondial. C’est ce qui a été révélé hier lors de la clôture de la formation sur l’exportation organisée par l’International trade board of Madagascar (ITBM) à la Chambre de commerce. La Grande Ile a une part de marché de 3,9% sur le marché mondial, si l’Italie, la Chine et l’Inde totalisent le gros du lot, soit 75%. Il faut seulement signaler que la soie de Madagascar dont notamment la soie sauvage a une qualité différente de celle d’autres pays et donc très appréciée par des segments du marché. Les méthodes de tissage traditionnelles s’y ajoutent et font ainsi les atouts des produits en soie sauvage. Mais les pressions sur les forêts de « tapia » indispensables à la production de cocons de soie sauvage sont menacées régulièrement par les feux de brousse. Ces forêts résistent plus aux feux que d’autres essences mais les feux à répétition ont finalement raison de leur résistance au cours des années. Des « tapia » ont donc l’air de plus en plus rabougri, alors que ces forêts n’existent que dans quelques zones, soit l’Amoron’i Mania, l’Itasy et l’Isalo. Des essais de reboisement concluants ont été menés dans l’Amoron’i Mania dans les années 2000. Mais apparemment, ils n’ont pas été repris à grande échelle.

 

Or, des tisserands d’Amoron’i Mania sont obligés d’aller jusque dans l’Isalo pour acheter des cocons de soie sauvage. Les coûts augmentent ainsi. Il faut pourtant souligner que des tisserands de cette région ont pu percer sur le marché américain. Ils ont même participé à la grande foire internationale de l’artisanat à Santa Fe aux Etats-Unis, il y a quelques années de cela. La filière soie est plus ou moins organisée puisque dans l’Amoron’i Mania par exemple, on compte une plateforme qui regroupe tous les acteurs de la filière. Pour la soie d’élevage, les souches utilisées par les éleveurs de vers à soie sont souvent dégénérées et ne donnent plus un bon rendement. L’importation de nouvelles souches est la solution à ce problème. Des tisserands exportateurs de produits en soie de Madagascar affirment que depuis des années déjà, l’offre ne suit pas la demande.

 

Fanjanarivo    

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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