Filière soie: victime du changement climatique

Publié le par Alain GYRE

Filière soie: Victime de changement climatique

     

 

Samedi, 21 Juillet 2012

Changement climatique. Un des plus grands défis auquel le monde fait face depuis la dernière décennie.

Pour l’île, les conséquences de ces changements climatiques constituent des chocs pour la population à travers la puissance des tempêtes tropicales, l’insuffisance des productions agricoles par manque d’eau et les maladies provoquées par les fumées qui envahissent. La filière soie n’échappe pas à cette règle. Bien qu’indirectement, elle souffre du changement climatique. Pour les « landibe » ou la soie sauvage, les vers à soie disparaissent avec les forets à cause des feux de brousse. Aussi, les sériciculteurs n’arrivent plus nourrir les vers à soie et ces derniers ne sont pas au bout de leur peine. Autrement dit, les matières premières pour tisser ne suffisent plus à couvrir les besoins des artisans.

Du coup, la production baisse jusqu’à 50% depuis le début de l’année et les tisserands n’auront pas assez de fil du fait de la diminution des cocons. Un décalage est constaté entre le volume de production et la demande en matières premières. La filière a énormément besoin d’être redynamisée et soutenue. La production de mûriers demeure dans ce sens la priorité. Si aucune mesure n’est prise, le marché va en pâtir. Les mesures encourageant l’usage de textiles compatibles avec la protection de l’environnement reste une meilleure solution tant pour les producteurs et que consommateurs. Outre que la région Haute Matsiatra et Analamanga, la région d’Itasy a une grande potentialité en termes de production de soie. La filière soie est l’une des plus grandes filières porteuses de la région. Dans cette région, le « landibe » se vend à 80 000 Ariary le kilo tandis que le « landikely » s’écoule à 20 000 Ariary.

NIR

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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