Filière vanille: Fin précoce de la récolte

Publié le par Alain GYRE

Filière vanille : Fin précoce de la récolte

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La production de la vanille connaît des perturbations, ces derniers temps

Deux mois à l’avance. La campagne de vanille prend fin, généralement, au mois d'avril. Ce qui ne sera pas le cas pour la récolte 2012-2013 qui devra se terminer plus tôt. Selon les professionnels de la filière, elle devra prendre fin au mois de février. La régression de la production de cet arôme explique la situation.
La quantité de vanille exportable est, en effet, passée de 1 750 tonnes, durant la campagne 2011-2012, à
1 500 tonnes. Cette réduction est due, entre autres, à l'application de mauvaises pratiques par les producteurs qui se trouvent découragés par les prix bas. « Les producteurs sont démotivés. Ils ne pratiquent plus régulièrement des entretiens des plantations. Les lianes sont atteintes de la maladie de fusariose », explique un opérateur intervenant dans la filière. « Ils ne procèdent pas non plus à la pollinisation qui se fait manuel­lement », poursuit-il.
Cette situation a rendu la concurrence très rude entre les collecteurs et les exportateurs. Les prix du kilo, au niveau local, a doublé en une année. « La loi de l'offre et de la demande définit le marché. L'offre est en baisse et les prix flambent. Pour la vanille rouge, par exemple, le prix du kilo du vrac est passé de 25 000 à 50 000 ariary, auprès des producteurs à la même période, c'est-à-dire au mois de janvier des années 2012 et 2013 », a affirmé un responsable auprès d'une société d'exportation basée à Sambava.
Au niveau international, cependant, les prix restent stables et se maintiennent aux environs de 21 et 22 USD le kilo. Mais une révision à la hausse est probable du fait que la baisse de la production ne concerne pas uniquement la Grande île mais d'autres pays aussi.
Hausse de prix
Outre la baisse de la production, la filière vanille a été marquée par une détérioration de la qualité du produit. Les mauvaises pratiques touchent les conditionnements. « Des produc­teurs se sont lancés dans l'utilisation du sous-vide sans pourtant maîtriser les techniques. La qualité de la vanille n'est pas très bonne et le taux de vanilline est en baisse », poursuit l'exportateur.

Lantoniaina Razafindramiadana

Vendredi 04 janvier 2013

L’Express

Publié dans Revue de presse

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