Filière vanille: la vanille, mise en valeur

Publié le par Alain GYRE

Filière vanille : La vanille, mise en valeur

La qualité de la gousse de vanille malgache s’améliore

Des améliorations sont observées dans la filière vanille.
les prix montent et les exportations seront plus importantes.

La campagne de vanille s'annonce meilleure pour cette année. Le prix du kilo de la vanille verte auprès des producteurs a connu une hausse considérable par rapport à 2011. Le prix appliqué en début de campagne est, en effet, celui qui a clôturé la précédente campagne.
« La campagne de vanille n'est qu'au tout début, mais déjà on peut dire qu'elle se déroule bien. Au démarrage, le kilo de la vanille verte est de 5 000 ariary, c'était le dernier prix appliqué lors de la précédente campagne. Ce prix devra augmenter progressivement jusqu'à la fin de la campagne de la vanille verte au mois de septembre », soutient un opérateur économique intervenant dans la filière, sur place à Sambava. À ce rythme, le prix de ce produit de rente qui fait la renommée du pays surpassera les objectifs de la fixation de prix en 2009, soit 5 000 ariary le kilo auprès des producteurs, mais qui n'a jamais été suivi par la plupart des exportations.
Meilleure qualité
L'augmentation du prix s'allie aussi à l'amélioration de la qualité des gousses. L'ouverture retardée de la campagne dans les différentes régions de production en est la principale cause. « La décision de repousser l'ouverture de la campagne de vanille, lors de l'atelier national qui s'est tenu au mois de juin, a bien fait les choses. Elle a permis d'avoir des gousses de meilleures qualités. La production est bonne », soutient cet opérateur. En 2011, les dates de début de campagne ont été fixées au 15 juin en zone littorale, et le 15 juillet dans les zones montagneuses et les plateaux. Cette année, elles étaient reportées respectivement pour le 10 juillet et le 10 août.
Au niveau extérieur, les opérateurs malgaches affichent l'optimisme. « Alors que la production de vanille est en déclin dans certains pays concurrents, la notre est meilleure que l'année dernière », souligne un manager d'une société d'exportation. D'après les évaluations, la quantité exportable
est estimée entre 1 600 à 1 700 tonnes, contre 1 500 tonnes en 2011. Madagascar pourra approvisionner davantage les marchés extérieurs, soit 80 à 90 % du besoin mondial qui s'établit actuellement à 2 300 tonnes, contre 70% auparavant.

Lantoniaina Razafindramiadana

Mardi 14 août 2012

L’Express

Publié dans Revue de presse

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