France-Madagascar : La CCIFM prend des galons

Publié le par Alain GYRE

France-Madagascar : La CCIFM prend des galons

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Les services incombés à la CCIFM sont d’ordre divers, et payant selon André Beaumont

 

Pour assurer les services d'Ubifrance, l’Hexagone a délégué la CCIFM. Celle-ci est, donc, en charge d'accompagner la venue des entreprises françaises dans la Grande île.

 

Une reconnaissance. La Chambre de commerce et d'industrie France-Madagascar (CCIFM) assure désormais l'appui commercial des entreprises françaises installées, ou qui souhaitent s'implanter, à Madagascar. C'est un changement opéré par l'État français, à travers une délégation de services publics et qui a déjà pris effet depuis octobre 2012. La CCIFM hérite, ainsi, de toutes les activités assurées auparavant par Ubifrance, l'agence française pour le développement international des entreprises.

« Il y a eu un appel d'offres lancé par l'État français et c'est la CCIFM qui a été choisie. C'est une fonction qui est parfaitement complémentaire aux services que nous offrons à nos membres. Le service économique de l'ambassade de France qui assurait ce service, auparavant, ne s'occupe plus que des besoins de nature régalienne ou qui touchent les relations d'État à État », soutient André Beaumont, président de la CCIFM.

La CCIFM regroupe, à l'heure actuelle, près de 430 entreprises, françaises et malgaches, qui entretiennent ou veulent entretenir des relations d'affaires entre les deux pays. Les entreprises locales souhaitant travailler ou exporter vers la France peuvent trouver auprès de cette organisation les informations et le soutien nécessaires concernant le marché et le monde des affaires à l'Hexagone. Aujourd'hui, en offrant les services Ubifrance, elle devient l'interlocuteur officiel des entreprises françaises qui pensent venir ou exporter vers Madagascar. Ce qui lui permet d'étoffer davantage ses services qui deviennent, de ce fait, plus complets et dans les deux sens.

Obligation de résultats

« Les entreprises françaises qui veulent prospecter à Madagascar s'adressent, donc, à nous. Notre rôle consiste, par la suite, à faciliter leur démarche en leur fournissant des contacts ou en organisant pour elles des rendez-vous d'affaires », explique le président de la CCIFM.

« Évidemment, le service est payant », précise-il.

Depuis qu'elle s'occupe du service Ubifrance, la CCIFM a pris en charge les visites de prospection de plusieurs entreprises françaises. Elle a coordonné, par exemple, la visite d'une dizaine de sociétés réunionnaises qui participaient au Salon de l'habitat, en novembre 2012. La semaine dernière, elle était, également, en charge du séjour et des rencontres d'affaires des entreprises membres du club Export de La Réunion à la Foire internationale de Madagascar. Pareil pour les entreprises membres de l'Adepta, l'agence française spécialisée dans la promotion de l'agrobusiness.

La délégation de services de l'Ubifrance a opéré dans cinq autres pays dont le Maroc, la Jordanie, le Venezuela, le Pérou et le Nigeria. Elle est encore en phase d'essai, ce qui implique une obligation de résultat pour les nouveaux délégués. La CCIFM, par exemple, devrait attirer une cinquantaine de prospections, chaque année. Elle est, alors, obligée de faire des promotions sur les opportunités d'investissement à Madagascar auprès des Chambre de commerce françaises.

 

 

Mahefa Rakotomalala

 

Mardi 28 mai 2013

L’Express

Publié dans Revue de presse

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