Gestion des déchets: les Malgaches vivent dans un gigantesque

Publié le par Alain GYRE

Gestion des déchets: Les Malgaches vivent dans un gigantesque dépotoir public

     

 

Samedi, 08 Septembre 2012

L’amélioration de la qualité de vie passe impérativement par l’organisation de l’espace de vie de la population. Depuis peu et bien avant même, la question de la gestion et du traitement des ordures occupe le quotidien de la population. Ces derniers interpellent sur le rôle des organes concernés tandis que d’autres appellent à une mobilisation de l’ensemble de la population à effectuer des travaux communautaires. Les travaux communautaires inculqués à la population ne semblent pas débloquer la situation. Au contraire, une fois que les travaux sont finis, la routine habituelle reprend le dessus. Et l’on décline la responsabilité à tel ou tel organisme qui devrait dans les meilleurs des cas, intervenir dans les plus brefs délais.

La réalité est tout autre et les déchets semblent provenir de partout. Télévisions défectueuses, déchets ménagers, trottoirs bondés par des sachets en plastique, des bouteilles vides et autres éléments qui constituent à l’étouffement de l’environnement dans lequel la population vit. Des gestes et des comportements incompréhensibles et irresponsables affectant chaque jour la santé de la population. Des solutions ont été imaginées comme l’aménagement de décharges pour les ordures de la capitale. Le résultat est le même, la grogne des riverains sur l’impact écologique que ces projets amènent.

Maintenant, l’on donne à consommer des produits périmés, usés et des matériels électroniques tels que les télévisions et autres, défectueux les uns après les autres. Un fléau qui ravage de plus en plus les quartiers défavorisés. L’on jette n’importe où les ordures ménagères, les bouteilles en plastique et autres déchets jugés inutiles pour les ménages.

« Quand la saison des pluies arrivera, les odeurs nauséabondes se répandront et les maladies avec» estime Koloina, une habitante d’Ambodin’Isotry qui rechigne devant les ordures qui s’entassent sur les trottoirs et dans les rues. Les enfants seront les premières cibles des maladies. « Qui plus est, dans cette partie de la ville, les eaux montent rapidement une fois que l’été commence » déplore Yvon, un réparateur de matériels électroniques d’où il côtoie quotidiennement les odeurs et le ramassis d’ordures jetés de part et d’autres de son lieu de travail.

Des cas semblables sont visibles dans les différentes parties de la ville. Et même en dehors. Les ordures s’entassent, une montagne de déchets qui accapare les rues, les trottoirs et même les maisons. Vivre dans un dépotoir est une réalité difficilement perceptible pour certains, mais « le fin mot de l’histoire appartient à ceux qui décident de changer les choses » décrit malencontreusement Lola Be, un animateur social du quartier d’Ampandrana.

La Gazette

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