Habitat : La bidonvillisation prend de l’ampleur

Publié le par Alain GYRE

Habitat : La bidonvillisation prend de l’ampleur       

Vendredi, 21 Mars 2014

Malgré les actions entreprises par l’État, un type d’habitat non planifié et très souvent précaire prolifère dans les zones informelles.

 

Il résulte de la conjugaison de plusieurs facteurs : la précarité financière des populations ; l’insuffisance de l’offre de logements ; l’inadéquation des cadres politiques et juridiques qui entrave la maîtrise de l’urbanisation à Antananarivo.

 

Plus, le phénomène de bidonvilisation touche tous les arrondissements et tous les quartiers de la Communauté urbaine d’Antananarivo. En 2010, les constructions illicites représentaient 70 % des habitats réalisés. Selon les études effectuées par ENDA Océan indien, GRET et Inter Aide (2005), le domaine de l’habitat se répartit comme suit : les lotissements, formés de constructions structurées (immeubles, cités, etc.) : 5 % des habitations ; l’habitat résidentiel, regroupant les constructions individuelles : 30 % ; l’habitat traditionnel, constitué des maisons anciennes réparties dans les villages environnants : 25 % ; l’habitat précaire dans les bidonvilles : 25 % ; l’habitat diffus formé de logements ruraux : 12 %.

 

La bidonvilisation s’explique par la combinaison de différents facteurs, plus ou moins interdépendants : le problème de planification urbaine : l’installation de la population précède souvent la planification ; la lenteur administrative dans l’octroie des titres fonciers ainsi que la cherté des frais, la situation juridique des terrains non mis à jour, l’absence d’outils de planification foncière.

lLa Gazette 

 

Publié dans Revue de presse

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