Hôtellerie et restauration: L’emploi en croissance constante

Publié le par Alain GYRE

Hôtellerie et restauration: L’emploi en croissance constante       

Jeudi, 08 Mai 2014

Malgré la longue crise, le tourisme est l’un des rares secteurs à avoir pu tirer son épingle du jeu. Certes, des incidents alimentés notamment par des problèmes de sécurité assombrissent de temps en temps le paysage du secteur, mais les activités touristiques se maintiennent tant bien que mal. La preuve en est l’organisation de la 3ème édition du salon international du tourisme (ITM 2014) qui se tiendra au Carlton du 15 au 17 mai prochain. Cet événement à la dimension locale, régionale et internationale verra, entre autres, la participation d’une cinquantaine de tours opérateurs issus de différents horizons (France, USA, Canada, Espagne, Italie, etc.). Ils seront au salon mais visiteront également des circuits afin de pouvoir les vendre plus aisément. Notons que les activités de promotion essentiellement alimentées par l’ONTM pendant la crise ont permis à la destination Madagascar de se maintenir sur le marché. Outre les touristes proprement dits qui viennent visiter le pays, ces activités ont produit des effets positifs sur l’emploi. Les données du ministère du Tourisme le prouvent. En 2013, les hôtels et restaurants ont créé près de 30 000 emplois directs, contre un peu plus de 25 000 en 2012. En 2011, ce chiffre était en-dessous de 25 000, alors qu’il était à 20 000 en 2009. Mais en 2004, les emplois directs générés par les hôtels et restaurants ont été de 15 000.

Mais la plupart du temps, les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration se plaignent souvent de la qualité de la formation pour les métiers de ces secteurs. L’ONTM entend y remédier via la mise en place d’un Certificat d’aptitude professionnelle (CAP). Signalons toutefois que les grandes villes comptent des centres et instituts de formation. Mais il faut mettre sur pied des standards de formation et un système de contrôle des formations pour en améliorer la qualité. Les jeunes en seront les plus grands bénéficiaires, d’autant plus qu’ils sont très affectés par le chômage ou le sous-emploi qui est, en fait, un chômage déguisé. En effet, 1 jeune sur 2 est chômeur, alors que 8 travailleurs sur 10 sont sous-employés. Or, l’hôtellerie et la restauration sont parmi les secteurs qui pourraient améliorer l’offre sur le marché du travail. Elles proposent d’ailleurs des vrais métiers où les jeunes peuvent compter sur des promotions. Toujours côté emploi mais chez les entreprises de voyage et de prestations touristiques, ces branches du secteur tourisme ne voient pas évoluer leur courbe en matière de création d’emplois directs. Ces emplois sont toujours aux alentours de 5 000 par an depuis 2010. Auparavant, ils étaient un peu en-dessous.

 

Fanjanarivo

La Gazette 

 

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