Huile lourde de Tsimiroro : Vente test de 73 000 barils sur le marché local

Publié le par Alain GYRE

Huile lourde de Tsimiroro : Vente test de 73 000 barils sur le marché local

 

 mai 13th, 2014

 

Madagascar Oil déclare que la production issue de ce site est commercialisable. La compagnie va entrer dans la phase d’exploitation.

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Madagascar Oil S.A déclare à son partenaire, l’OMNIS (Office des Mines Nationales et des Industries Stratégiques) que la découverte liée au périmètre contractuel de Tsimiroro est une « découverte commerciale » conformément au contrat de partage de production. Cette compagnie pétrolière a demandé l’approbation du gouvernement pour effectuer une vente test de 55 000 barils d’huile lourde sur le marché local. « Cette vente débutera au second semestre de cette année et s’étalera sur une durée de six mois. L’huile lourde est plutôt destinée aux industries utilisant des groupes électrogènes en les mélangeant avec du gas-oil. Ce sera vendu au prix couvrant le coût de production et le frais de transport », a expliqué Stewart Ahmed le directeur général de la compagnie, lors d’une conférence de presse hier à l’Hôtel Carlton.

 

Raffineries. Parmi les clients cibles de la compagnie, on peut citer entre autres, la Jirama. Notons que le taux de production d’huile lourde de Tsimiroro est en moyenne 400 barils/jour. Madagascar Oil prévoit de mettre en vente test 300 barils/jour. « On peut l’utiliser également dans les raffineries en Afrique du Sud et dans l’Océan Indien. L’huile lourde produite a été déjà employée pour faire fonctionner quatre générateurs de la compagnie. Cela a marché efficacement. Il n’y a pas ainsi de raison que ce produit pétrolier ne s’adapte pas dans les autres industries », a-t-il évoqué. Depuis dix ans, la compagnie a déjà investi plus de 700 milliards d’Ariary.

 

Partage de production. Par ailleurs, la compagnie va bientôt entrer dans la phase d’exploitation. Elle a un délai de 180 jours pour soumettre à l ‘approbation de l’OMNIS un plan de développement à grande échelle. « Parlant du contrat de partage de production, une redevance de 8 à 20% de la production sera payée à l’Etat, sans compter les impôts directs sur les hydrocarbures. Après l’amortissement des investissements, il y a un partage de bénéfice entre la compagnie et l’Etat », a soulevé le directeur général de l’OMNIS, Bonaventure Rasoanaivo. Il faut savoir également que Madagascar Oil emploie 130 personnes dont 90% d’entre elles constituent des nationaux. Ce nombre d’emplois sera triplé durant la phase d’exploitation. La compagnie sollicite également le FIVMPAMA pour former des entreprises sous-traitantes qui vont bénéficier de ce grand projet. « La première recherche de pétrole à Tsimiroro datait en 1909 mais c’est en 2014 que l’huile lourde est commercialisable. Il faut néanmoins penser à la gestion rationnelle de ces ressources non renouvelables et la bonne gouvernance », a conclu le ministre des Ressources Stratégiques, Lalaharisaina Joeli Valérien.

 

Navalona R.

Midi Madagasikara

Publié dans Les sillons du passé

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