Hydroélectricité: 1 à 3 sites pour améliorer la production rurale

Publié le par Alain GYRE

Hydroélectricité: 1 à 3 sites pour améliorer la production rurale 

 

Lundi, 29 Septembre 2014

  

La Facilité mondiale pour l’environnement (GEF) va financer la construction en zones rurales de 1 à 3 sites hydroélectriques de 100 kW à 1 500 kW, à des fins productives.

 

Ces projets ont été formulés en 2012 par le Organisation des nations unies pour le développement industrielles (ONUDI). Sous forme de microcentrales hydroélectriques, ils vont totaliser pas plus de 2 MW. Les sites prioritaires à considérer seront Androkabe (1 000 kW), Maheriara (350 kW) et Bemanavy 2 (100 kW). Ces projets serviront à créer un modèle économique pour stimuler l’utilisation de petites centrales hydroélectrique en faveur des petites et moyennes entreprises rurales. Ces centrales dynamiseront à leur tour la création d’activités productives et génératrices de revenus, notamment en milieu rural. Ces activités vont contribuer à lutter contre la pauvreté qui sévit plus à la campagne que dans les centres urbains. Elles créeront des emplois, des revenus… soit l’un des facteurs-clés de la lutte contre la pauvreté. Les microcentrales vont remplacer des groupes électrogènes, chers en fonctionnement car marchent au gasoil. Ces groupes émettent également des gaz à effet de serre, responsables du changement climatique et des impacts désastreux qui vont avec.

 

Le projet évoqué ci-dessus ne se limitera pas à ces actions ponctuelles. Il travaillera également sur le cadre institutionnel et réglementaire favorable au développement des énergies renouvelables dont notamment l’hydroélectricité. Le projet de sites hydroélectriques cité ci-dessus permettra de démontrer l’utilité de ce nouveau cadre et le réel potentiel de l’hydroélectricité. Et pour pérenniser et rendre possible la duplication de ce modèle, les capacités nationales en construction, en gestion, en exploitation et en maintenance de la fourniture d’énergie hydraulique seront renforcées. Notons que l’une des principales contraintes du développement de l’hydroélectricité est le manque d’investissement privé dans ce secteur et les difficultés de recouvrement des ventes d’électricité, notamment en milieu rural. Or une fois installée, une centrale hydroélectrique a une longévité séculaire. Celle d’Antelomita en périphérie de la capitale a un plus d’un siècle mais fonctionne toujours.

 

Pour remédier à ce manque d’investissement et attirer plus d’opérateurs dans le secteur, la stratégie sectorielle ainsi que les réformes de la Jirama sont plus que nécessaires. Le ministère de l’Energie s’y attèle depuis avril dernier. Le cadre devant régir le Partenariat public/privé (PPP) devrait également accompagner ces différents outils. Il devrait figurer dans le Plan national de développement (PND) actuellement en gestation. Des investisseurs espagnols récemment de passage dans le pays comptent beaucoup sur ce cadre devant régir le PPP pour investir dans les énergies renouvelables.

 

Fanjanarivo

La Gazette

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