Hygiène : Le manque d'eau potable s'amplifie

Publié le par Alain GYRE

Hygiène : Le manque d'eau potable s'amplifie

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Dans la capitale, la longue rangée de seaux aux bornes-fontaines n’est plus une nouveauté.

 

La condition d'hygiène des Malgaches s’est dégradée. WaterAid, seule ONG admise à intervenir à l'assemblée générale de l'ONU, tente de limiter les dégâts.

 

Au cours des douze derniers mois, combien de fois, vous ou un membre de votre famille, avez été obligé de faire face au manque d'eau potable pour les besoins domestiques.

Plus de la moitié des personnes enquêtées lors de l'Afro­baromètre, série comparative d'enquêtes d'opinion publique, a répondu: plusieurs fois.

Cette statistique a été présentée, hier à Antaninarenina, au cours d’une conférence de presse donnée par l'Afrobaro­mètre et le cabinet Coef

ressources. Selon l'opinion publique, cette dégradation de l'accès à l'eau potable accuse une nette augmentation depuis sept ans. Ainsi, 22% des personnes enquêtées ont affirmé en 2005, que l'eau potable a manqué plusieurs fois dans l’année. En 2008, 31% se sont plaints de ne pas en obtenir à plusieurs reprises. Et en 2013, 51% des gens enquêtés en ont fréquemment manqué.

Conscient du non-respect de ce droit fondamental, non seulement au niveau national mais aussi sur le plan international, WaterAid et End Water Poverty Coalition ont collecté 1 050 000 de signatures dans le monde pour militer en faveur du droit à l'eau potable.

Droit bafoué

Des pétitions qui seront présentées le jour où le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon, présidera la réunion au sommet sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement, à Washington.

«Les Malgaches ont depuis trop longtemps subi les dégâts profonds causés par cette injustice et la honte provoquée par la difficulté de bénéficier de ces droits humains que sont l’accès à l’eau potable et l'assainissement. Nul n’ignore que les promesses gouvernementales non tenues sont les causes les plus catastrophiques de décès inutiles mais surtout évitables. Maintenant que nos dirigeants sont réunis cette semaine, nous déclarons que nous ne pouvons plus attendre indéfiniment. Nous interpellons les gouvernements afin que les femmes, les hommes et les enfants puissent jouir de ces droits humains fondamentaux en 2030», a lancé Lovy Rasolofomanana, représentant-résident de WaterAid Madagascar.

 

 

 

Vonjy Radasimalala

 

Vendredi 27 septembre 2013

L’Express

Publié dans Revue de presse

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