HYGIÈNE : Se laver les mains reste un pari à gagner

Publié le par Alain GYRE

HYGIÈNE : Se laver les mains reste un pari à gagner

 

La sensibilisation pour le lavage des mains avec du savon nécessite la participation de tous

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Peu de gens pratiquent le lavage des mains avec du savon provoquant des maladies diarrhéiques. Tout le monde est incité à devenir «ami de wash».

 

Le lavage des mains avec du savon est presque en-dehors des pratiques quoti­diennes malgaches. Selon l'ONG Water Aid, le taux de cette pratique est de moins de 30% à Madagascar à cause de l'insuffisance des infrastructures.

« Cinquante écoles dans les régions Analamanga, Alaotra-Mangoro, Atsinanana, Vaki­nankaratra, Melaky et Menabe sont amis de Wash, c'est-à-dire qu'elles disposent d'un bloc sanitaire composé d'un urinoir, d'une douche et d'eau potable. Le non-accès à l'eau potable est un frein à la pratique du lavage des mains avec du savon », a souligné le représentant de Water Aid, Lovy Rasolofo­manana.

C'était hier, à l'occasion de la Journée mondiale du lavage des mains avec du savon (JMLMS), célébrée au centre Akama, aux 67 Ha. L'adoption de cette pratique hygiénique peut, pourtan,t sauver des vies et réduire l'incidence des maladies diarrhéiques. Plus de deux mille enfants en meurent, chaque année sur le territoire national. Actuellement, les mains sales sont à l'origine d'une épidémie de gastroentérite aiguë qui occupe le tiers des consultations pédiatriques et presque le quart d'hospitalisation des enfants dans la capitale.

Habitude

Depuis son lancement en 2008, la JMLMS renforce la campagne en faveur de l'amélioration des pratiques d'hygiène et bénéficie de l'appui de partenaires comme l'Agence internationale de coopération japonaise (Jica). Les volontaires japonais ont vulgarisé le lavage des mains avec du savon à travers la fameuse chanson de Lôla intitulée « Sasao ny tananao », combinée à des gestes de lavage des mains avec du savon.

« L'action de lavage des mains avec du savon ne s'arrête pas à une journée mais sera une habitude quotidienne durant les différents moments-clés : après être passé aux toilettes, après avoir joué, après avoir changé un enfant, avant de manger, avant de donner à manger aux enfants et avant de préparer les repas », a fait part le représentant résident de la Jica, Sasadate Koichi.

La journée de sensibilisation a été clôturée par un carnaval de la grande famille de Wash, sous la houlette de la docteure Johanita Ndahimanjara, ministre par intérim de l'Eau, également ministre de la Santé publique. Le carnaval s'est arrêté à Bemasoandro Itaosy où les hauts responsables ont visité une école, un centre de santé de base, des kiosques et des églises amis de Wash.

 

 

Michella Raharisoa

 

Mercredi 16 octobre 2013

L’Express

Publié dans Revue de presse

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