IFM : « Dandin » relance le théâtre à la fac

Publié le par Alain GYRE

IFM : « Dandin » relance le théâtre à la fac

Les jeunes acteurs et actrices ont joué à merveille leur rôle, pour le plus?grand plaisir des spectateurs

Mission réussie et qui continue pour les universitaires du département d'Études françaises d'Ankatso. La pièce « Dandin », qu'ils ont jouée, a rameuté des milliers de spectateurs.

En trois représentations, la pièce de Molière « Dandin », une comédie ballet revisitée par les universitaires du département d'Études françaises d'Ankatso, a totalisé pas moins de 3 500 spectateurs. C'est dire du réveil du théâtre à la fac d'Ambohi­tsaina. Hier encore, plus de quatre cent spectateurs ont été refusés à l'entrée, faute de place à l'IFM, Analakely. Ainsi, ce qui devait être la dernière représentation pour la capitale n'en était plus une. « Le CGM et l'amphi DEGS se sont ajoutés au programme, prochainement », lance fièrement Beby Mahita, membre de l'équipe dirigeante.
Il y a quelques semaines, surfant sur la fièvre des répétitions, Doly Odeamson, de la compagnie Landivolafotsy, rêvait déjà. « Nous pensons remettre sur pied le théâtre universitaire, l'ancien Ataum. Ce sont nos premiers pas. Ces jeunes, ce sont nos jeunes », avait-il lancé. À première vue, il a toutes les raisons d'espérer. À la fin du spectacle, Daniel Bedos, amateur de Bordeaux qui a dirigé la troupe, a vite rejoint les coulisses pour féliciter ses élèves en termes élogieux. « En trente ans de théâtre, je n'ai jamais vu un tel désir de spectacle, de jouer. C'est ma plus belle découverte ».
Touche colorée
Aucun doute, l'affaire commence à se ficeler. Rien qu'à voir l'hilarité de la salle devant les « Zana boay! », ou encore « Andriamanitra ô », venant des planches. L'équipe de la mise en scène a fait preuve d'ingéniosité en donnant des noms malgaches à tous les personnages. L'audi­toire captait avec justesse les pics émotionnels et tout le comique de l'écriture de Molière. Bien qu'il fallait comprendre les tournures d'époque, étant donné que « Dandin » date du XVIIe siècle.
La pièce raconte les aventures de Dandin, un pequenot, mari trompé et faisant souvent preuve d'une veine de poulet. Les sept acteurs et actrices qui sont montés sur les planches de l'IFM, hier, ne se sont pas contentés de jouer, ils ont ajouté leur touche. « Ils m'ont surpris en improvisant au delà de ce qui a été répété », fait remarquer Joëlle Randrian­tsoa. Les quarante-quatre personnes de l'équipe ont posé la première pierre du réveil du théâtre universitaire.

Maminirina Rado

Mercredi 27 fevrier 2013

L’Express

 

Publié dans Revue de presse

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