Iles Eparses: Moins de blablateries et plus d’actions

Publié le par Alain GYRE

Iles Eparses: Moins de blablateries et plus d’actions 

Vendredi, 25 Avril 2014

Hier à l’enceinte du Ministère des Affaires Etrangère à Anosy s’est déroulée une énième conférence concernant les Iles Eparses de l’Océan Indien. Cette conférence de presse a été animée par Harimanana Raniriharinosy Président National du SECES Madagascar et durant laquelle le conférencier a développé les idées selon lesquelles ces îles éparses doivent revenir aux malgaches. Une conférence très instructive mais sans plus.

En effet, ce n’est plus l’heure de débattre dans une salle bien remplie des mesures qui font que ces îles éparses appartiennent bel et bien aux malgaches mais d’agir. D’élaborer une stratégie concrète pour reprendre les îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India. Il est actuellement question de négocier avec la France pour que cette dernière nous rende nos îles. Lors de son allocution, le conférencier a soulevé la trahison de la France à l’endroit de Madagascar « la première trahison de la France remonte en 2009 lorsque cette dernière a reconnu en premier la légitimité de la Transition et la seconde trahison remonte en 2005 lorsque la France a fait de ces îles l’un des cinq districts des terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) » a souligné le conférencier.

 

Les explorations menées depuis quelques années ont montré le potentiel gazier et pétrolier du Canal de Mozambique. L’enjeu économique de la Zone Economique Exclusive dont disposent les malgaches par ses îles ne s’arrête pas uniquement à la pêche mais également à la découverte de richesses en hydrocarbures (gaz, pétrole) ce qui fait de ces îles un endroit convoité par tous. Les chances que la France nous restitue ces îles sont minces. « On a cru que la France allait nous appuyer dans le développement de notre pays depuis trop longtemps, alors que cette dernière ne pense qu’à ses intérêts à l’exemple des îles éparses ». En effet, la France semble être préoccupée d’ avoir une mainmise sur le potentiel en matière d’énergie que représente le Canal de Mozambique et la possession des îles éparses lui permettra de faire cela. « Il faut qu’on clarifie notre position par rapport à la France et reprendre les négociations. Mais plus particulièrement, résoudre litige qui a duré plusieurs années à la Cour Internationale de Justice car juridiquement ces îles nous appartiennent sans conteste». Si à Madagascar, nous sommes encore au stade du parlementarisme, la diaspora malgache vivant à l’étranger est passée à la vitesse supérieure. Une pétition a été signée par plus de 1700 malgaches habitant à l’étranger. Et la diaspora se déclare même être prête à cotiser pour payer un avocat international pour cette cause. On parle souvent de la souveraineté nationale, il est certainement temps de tout mettre en œuvre pour reprendre ce qui nous appartient et ne pas être intimidé par la puissance de l’adversaire. Car il va sans dire, si nous ne réagissons pas maintenant, tout les grands pays du monde viendront chez nous pour nous dépouiller de nos biens et s’en approprier.

 

Y.L

La Gazette

 

 

 

Publié dans Revue de presse

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